Responsable :
Felix Pageau
Établissement :
Université Laval
Année de concours :
2025-2026
Composition de l’équipe :
Felix Pageau responsable, Université Laval
Personnes cochercheuses :
Patrick Archambault, CISSS de Chaudière-Appalaches
Marie-Eve Bouthillier, CISSS de Laval
Simon Coulombe, Université Laval
Edeltraut Kröger, Université Laval
Éric Racine, Institut de recherches cliniques de Montréal [IRCM]
Diane Tapp, Université Laval
Secteurs de la recherche : Sciences de la santé; Sciences humaines et sociales; Arts et lettres; Sciences naturelles et génie
Domaine : Enjeux fondamentaux et finalités de la vie humaine
Table des matières
1. RÉSUMÉ DU PROJET
Au Québec, un changement majeur a eu lieu en juin 2023 avec l’entrée en vigueur de la Loi 11. Cette loi permet désormais aux personnes atteintes de troubles neurocognitifs majeurs (TNCM), autrefois appelés « démence », de faire une demande anticipée d’aide médicale à mourir (DAAMM). Ce changement législatif prend toute son importance quand on considère les projections de la Société Alzheimer du Canada. D’ici 2050, près de 1,7 million de Canadiens pourraient être touchés par un TNCM. Autant de personnes qui pourraient potentiellement être concernées par une DAAMM. Les principaux avantages des DAAMM sont de : 1. Respecter l’autonomie des personnes malgré la progression de leur maladie; 2. Éviter des souffrances lorsque la personne n’est plus en mesure de consentir aux soins. Cependant, cette nouvelle possibilité soulève aussi des questions éthiques, comme on a pu le constater aux Pays-Bas, dont le modèle a inspiré le Québec. Un défi majeur est l’accès aux évaluations médicales nécessaires, particulièrement dans les régions éloignées du Québec. La télémédecine pourrait offrir une solution, permettant à des gériatres de réaliser des consultations à distance. Face à ces enjeux, notre équipe de recherche se propose d’étudier en profondeur l’intégration des DAAMM dans les soins gériatriques au Québec. Notre objectif est de comprendre, évaluer et mettre en relation ces demandes avec la pratique actuelle des soins aux personnes âgées. Pour mener à bien ce projet, nous allons créer un « laboratoire vivant », composé de trois comités : comité de participants du milieu des soins gériatriques, commité de scientifiques et de gestionnaires de proximité jusqu’à la Direction, comité de gestion/communication/liaison.
Notre projet se décline en trois volets :
1.Une revue systématique de la littérature scientifique
2.Des entretiens individuels et un sondage auprès des professionnels de santé
3.Un projet innovant mêlant danse et entretiens, pour explorer les aspects éthiques
Notre approche s’inscrit dans une vision plus large de l’épanouissement humain. Nous considérons qu’il est essentiel de permettre aux personnes d’exercer leur autonomie, de garder un certain contrôle sur leur vie et de trouver un sens à leurs expériences, y compris en fin de vie.
Notre initiative s’inscrit dans un réseau plus large de laboratoires vivants en gériatrie au Québec. Nous collaborons activement avec d’autres chercheurs reconnus dans le domaine, partageant nos ressources et nos connaissances pour faire avancer la recherche de manière collective.
En conclusion, ce projet de recherche ambitieux vise à apporter des réponses concrètes à des questions complexes sur la fin de vie des personnes atteintes de troubles cognitifs. En combinant rigueur scientifique, approche collaborative et sensibilité aux aspects humains, nous espérons contribuer à améliorer la qualité de vie et le respect de l’autonomie.