Comment supporter les jeunes des communautés pluriethniques et défavorisées

L’objectif de ce projet de recherche-action était de mettre sur pied des clubs scientifiques parascolaires ciblant les jeunes de la première année du secondaire. En favorisant la participation des jeunes à un tel club, ce projet visait à soutenir le développement de leur sentiment d’appartenance à l’école, et l’acquisition d’un rapport positif à l’éducation en général et aux sciences et technologies en particulier. De plus, un tel projet était susceptible d’offrir aux participants un soutien positif lors de leur transition de l’école primaire à l’école secondaire, tant sur le plan académique que social. Par la participation au club, chaque jeune a eu la possibilité de développer ses compétences et connaissances en sciences et technologies, son goût d’apprendre et une vision positive de soi au‐delà du contexte scolaire, en étant stimulé de façon favorable dans ses projets de vie.

L’objectif du projet est de mettre sur pied des clubs scientifiques parascolaires pour les jeunes de la 1e année du secondaire.

Une pédagogie novatrice, ancrée dans les intérêts des jeunes

Les activités du club scientifique consistaient à produire un documentaire numérique portant sur une question reliée à la biodiversité ou à une action environnementale choisie par les jeunes. Ceux‐ci étaient appelés à exprimer leurs idées et à déployer leurs compétences dans la production de ces documentaires, et à prendre de plus en plus de responsabilités dans la réalisation d’activités scientifiques qui ont ensuite été partagées avec leur école, mais aussi exposées dans la communauté.

L’université comme partenaire – un modèle à explorer

Les activités du club étaient supervisées par des étudiants de cycles supérieurs de l’Université de Montréal, faisant du projet un partenariat université-école. De plus, des liens ont été établis avec des institutions telles que le Jardin botanique de Montréal afin que les jeunes puissent faire l’expérience d’un stage d’été, comme assistant dans un des programmes ou camp d’été du jardin. Le partenariat avec l’Université de Montréal et son programme de formation des maîtres a aussi permis la participation des étudiants au baccalauréat en enseignement à un mini-stage dans le cadre d’un programme parascolaire, à l’intérieur d’un cours obligatoire dans le programme de formation de maître.

L’avenir des écoles communautaires au secondaire

Ce projet de recherche-action nous a offert de nouvelles pistes pour cibler les défis impliquant le développement des écoles communautaires urbaines. De plus, cela nous a permis d’expérimenter avec l’idée de présenter aux jeunes un réseau d’activités (scolaires et parascolaires) basé sur leurs intérêts. Cela nous a amenés à une réflexion sur l’organisation et les atouts d’un parcours d’apprentissage partagé entre des espaces éducatifs formels et informels, qu’une personne ressource à l’école pourrait organiser avec eux. Comme nous le soulignons dans notre rapport, c’est uniquement par de véritables collaborations entre les multiples acteurs du monde de l’éducation, incluant l’école, l’université et les organismes communautaires, et par l’établissement de réseaux incluant les ressources d’apprentissages scolaire et hors scolaire, que nous arriverons à bien cibler les besoins des jeunes d’aujourd’hui et de mettre leurs forces en action pour un avenir prometteur.

Chercheure principale

Jrène Rahm, Université de Montréal

Résumé

Rapport de recherche

Annexe

Appel de propositions

Dépôt du rapport de recherche : août 2015