Chercheur : 
Doonan, Natalie

Établissement : 
Université de Montréal

Année de concours : 
2021-2022

Coney Island MTL est un projet de recherche-création qui utilise la réalité virtuelle (VR) et d’autres médias sur écran pour augmenter l’harmonisation sensorielle avec le lieu. Il prend la forme d’une histoire interactive et immersive qui explore les relations plantes-animaux-environnement sur le front de mer du Saint-Laurent dans l’arrondissement de Verdun à Montréal.

Ce projet demande : (Comment) les histoires immersives et interactives peuvent-elles améliorer la perception humaine des autres espèces et de l’environnement ? Il vise à : (1) développer des outils méthodologiques et conceptuels qui harmonisent la pratique sensorielle et les médias immersifs et (2) utiliser ces outils dans une histoire qui se déroule dans des espaces physiques et virtuels (simulés), avec pour effet d’augmenter la perception de l’environnement. Ce récit immersif comprendra un site web présentant une carte interactive avec des vidéos VR et des éléments de jeu.

« Montreal’s Coney Island » est un nom non officiel qui a été utilisé par les résidents de Verdun dans les années 1930 pour comparer le parc riverain de l’arrondissement à la populaire zone de divertissement de New York, « Coney Island ». Les deux parcs ont attiré les citadins au contact du monde naturel – eau, soleil, vent, sable, rochers, poissons, oiseaux et plantes – par le biais d’un spectacle. Les deux parcs, les promenades et les bâtiments environnants ont été conçus pour créer des vues panoramiques. Dans cette optique, l’objectif de Coney Island MTL est d’étudier le rôle des histoires immersives et interactives dans la transformation de la perception humaine et dans la compréhension de ce que signifie être humain à ce moment précis.

Le projet vise à utiliser les technologies immersives pour contribuer à un monde plus éthique en réimaginant les relations humaines avec d’autres espèces et avec l’environnement. Ceci est particulièrement pertinent maintenant, puisque le segment de Montréal du fleuve Saint-Laurent est devenu sa zone la plus contaminée et une cible pour les programmes de nettoyage et de sensibilisation du public depuis la fin des années 1980.

L’originalité du présent projet tient à sa situation à l’intersection des (nouveaux) médias et des études de performance par une approche de recherche-création. Le projet contribuera à la compréhension de l’incarnation comme étant plus qu’humaine : une performance dans laquelle les relations inter-espèces sont médiatisées par le biais d’une infrastructure numérique.