Responsable : 
Sébastien Roy

Établissement : 
Université de Sherbrooke

Année de concours : 
2019-2020

Partenariat

Ministère de l'Énergie et Ressources naturelles

Programme de recherche en partenariat sur le développement durable du secteur minier – II

1. Résumé du projet

La conscience environnementale citoyenne s’accroît avec les évidences irréfutables de notre impact sur la planète. Au Québec, l’urgence d’agir pour réduire nos émissions de gaz à effet de serre (GES) s’est traduite par la promotion de l’électrification des transports. Déjà choyé par ses ressources hydroélectriques, le Québec se dirige naturellement vers l’exploitation de ses gisements de lithium, visant à soutenir la fabrication de batteries vouées aux voitures électriques et autres applications de stockage d’ énergie. C’est ainsi que l’entreprise Nemaska Lithium a débuté l’exploitation d’un gisement exceptionnel de lithium situé dans le Territoire Cri (Eeyou Istchee Baie-James) et ce, de concert avec la Nation crie de Nemaska située à proximité. Le gisement est situé à 300 km au nord-ouest de Chibougamau, dans une région faiblement peuplée au nord du 51e parallèle. L’entreprise s’est dotée de pratiques exemplaires sur le plan de l’acceptabilité sociale et de la gestion des impacts environnementaux et ceci a mené à l’Entente Chinuchi signée avec l’ensemble des parties prenantes régionales. Celle-ci établit les bases d’une relation continue entre l’entreprise et les Cris. L’entreprise a notamment convenu de développer une approche sur mesure de réhabilitation des aires perturbées, tenant compte de l’utilisation du territoire par la communauté locale, tenant compte de ses désirs (en termes de patrimoine visuel, etc.) et en respectant la biodiversité locale (floristique, faunique).

Objectifs

Nemaska Lithium collabore avec notre équipe de recherche multidisciplinaire, composée d’écologistes, microbiologistes et biogéochimistes, depuis 2015 pour développer des techniques pour revégétaliser les empilements (les haldes) constitués de résidus rocailleux et sablonneux (les stériles et les résidus miniers, respectivement) qui seront produits pendant la vie de la mine.

Notre équipe étudie donc les espèces végétales boréales, nordiques, spécifiques à la région pour évaluer leur capacité de survivre et croître dans ce type de « sol » très pauvre en nutriments. Les espèces végétales à l’étude sont peu ou pas disponibles commercialement et peu ont été étudiées pour leur tolérance au stress.

Résultats attendus et retombées escomptées

Nous avons déjà identifié plusieurs espèces végétales qui tolèrent bien les conditions de sécheresse et de chaleur très sévères sur de tels empilements rocheux, et nous devons maintenant améliorer les taux de survie et de croissance de ces espèces indigènes. L’utilisation de méthodes avancées en biologie moléculaire, en physiologie végétale (évaluant les traits fonctionnels des plantes) et en microbiologie nous permettra de mieux connaître et exploiter le potentiel des espèces végétales de la région, incluant les mousses (bryophytes) et les microorganismes bénéfiques qui les accompagnent systématiquement.
Les techniques de revégétalisation qui seront développées sont très peu coûteuses (elles n’emploient pas d’amendements organiques tels que terreaux, composts, etc.) et visent à intégrer les populations locales dans l’approvisionnement des semences et semis nécessaires aux opérations.
Avec le projet proposé, notre équipe formera 6 étudiant(e)s (2 au doctorat, 2 à la maîtrise et 2 au baccalauréat) dans un créneau en demande, pour apporter des solutions concrètes à un défi environnemental et sociétaire de taille au Québec; la réhabilitation minière en milieu nordique, notamment celle des sites orphelins.

2. Équipe de recherche

Équipe de recherche

NOM, PRÉNOM
INSTITUTION
NOM, PRÉNOM

Roy, Sébastien

INSTITUTION

Université de Sherbrooke

NOM, PRÉNOM

Laforest-Lapointe, Isabelle

INSTITUTION

Université de Sherbrooke

NOM, PRÉNOM

Shipley, John William

INSTITUTION

Université de Sherbrooke

NOM, PRÉNOM

Bellenger, Jean-Philippe

INSTITUTION

Université de Sherbrooke

NOM, PRÉNOM

Rochefort, Line

INSTITUTION

Université Laval

3. Appel de propositions

Le projet est d’une durée de 3 ans et le montant total octroyé est de 300 000 $.