Responsable : 
Mélanie Levasseur

Établissement : 
Université de Sherbrooke

Année de concours : 
2021-2022

Programme intersectoriel AUDACE

Concours 2021-2022

Mélanie Levasseur, Université de Sherbrooke, Responsable

Isabelle Lacroix, Université de Sherbrooke, Cocandidate

François Michaud, Université de Sherbrooke, Cocandidat

Disciplines : Gériatrie-gérontologie; Génie informatique et génie logiciel

Objets : Robotique et automatisation; Technologies des soins

Secteurs de la recherche : Sciences de la santé; Sciences naturelles et génie; Sciences humaines et sociales

Table des matières

  1. RÉSUMÉ DU PROJET

1. RÉSUMÉ DU PROJET

Le vieillissement de la population représente un important défi sociétal, nécessitant d’optimiser la santé et la participation sociale des personnes aînées. Afin de favoriser un parcours de vie en santé et d’éviter l’isolement, plusieurs stratégies innovantes et efficaces sont mises en œuvre pour permettre le maintien des capacités des personnes aînées, notamment grâce à la robotique qui permet de stimuler autrement leur participation sociale. Plus qu’une simple machine réagissant à des stimuli unisensoriels, les robots intelligents présentent de nouvelles opportunités d’établir des interactions, et ce, même en pandémie. Malgré le potentiel hautement prometteur de la robotique, l’efficience de ces stratégies est mitigée par la faible acceptation des robots par les personnes aînées, une situation pouvant changer grâce à la science-fiction. Par ailleurs, les capacités cognitives évolutives des robots nécessitent aussi d’être développées dans des conditions d’interactions libres au lieu d’être contrôlés – c’est dans ces conditions que l’« intelligence  » dans son sens le plus large émergera. Ainsi, réalisé par et pour les personnes aînées et soutenu par un important maillage intersectoriel, le présent projet a pour but de développer, grâce à la science-fiction, l’intelligence-machine auprès de personnes aînées en situation d’isolement. Le projet vise à :

1. Coconstruire une vision commune de la robotique pour favoriser la participation sociale des personnes aînée ;

2. Explorer les besoins de stimulation, d’apprentissage et d’assistance à l’interaction sociale des personnes aînées ;

3. Identifier comment un robot interactif peut stimuler et assister les personnes aînées à interagir dans leur quotidien ;

4. Estimer les effets potentiels d’une implantation réussie de l’intelligence-machine auprès de personnes aînées en situation d’isolement social sur la réduction des maladies chroniques, l’augmentation de l’espérance de vie et la diminution des coûts de santé.

Une recherche-action sera réalisée par et pour des personnes aînées et permettra une action citoyenne impliquant la mobilisation de plusieurs experts, dont une trentaine de personnes aînées, 3 chercheurs de trois secteurs de recherche, 3 ingénieurs, 3 gérontologues et 3 ergothérapeutes. Une recension des écrits théoriques et empiriques issus des 3 secteurs permettra d’identifier des besoins des personnes aînées et les stratégies à privilégier pour soutenir le développement et l’implantation de l’intelligence-machine de façon durable et socialement acceptable. En rupture avec les approches traditionnelles grâce à la science-fiction, un forum d’informateurs clés et 3 groupes de discussion focalisés permettront de coconstruire une vision commune de la robotique, d’explorer les besoins de stimulation des personnes aînées et d’identifier comment un robot interactif peut y répondre.

En maximisant les collaborations au sein de la communauté scientifique intersectorielle, ce nouvel éclairage sur le développement de l’intelligence-machine auprès de personnes aînées en situation d’isolement contribuera à préparer des acteurs clés de différents milieux à implanter la robotique selon un plan précis et réaliste. Malgré les défis associés au développement de l’intelligence-machine et à son acceptation par les personnes aînées, ce projet produira assurément des connaissances pour optimiser la santé et la participation sociale des Québécois vieillissants. Ultimement mieux stimulées socialement, les personnes aînées pourront ainsi être davantage intégrées dans la société, maintenir leurs capacités et réduire de leur utilisation des services sociaux et de santé.

Appel à propositions