Responsable : 
Anik Daigle

Établissement : 
Collèges

Année de concours : 
2020-2021

Table des matières

  1. Résumé du projet

1. Résumé du projet

Le réchauffement global des dernières décennies est aujourd’hui confirmé de façon non équivoque dans la température de l’air et le contenu en chaleur des océans, entre autres. L’évolution de la température de l’eau des rivières est quant à elle largement inconnue, surtout parce qu’il n’existe que très peu de mesures continues et à long terme de cette température, en particulier en Amérique du Nord et au Québec. L’intérêt pour la température de l’eau des rivières québécoises et le suivi de son évolution rejoignent pourtant des domaines aussi variés qu’importants dont la préservation des habitats aquatiques, le contrôle de la qualité de l’eau potable, la gestion des rejets, la prévision des embâcles et inondations printanières et la production d’énergie. Devant la méconnaissance des tendances de la température de l’eau dans les rivières québécoises, il est impossible de quantifier leur lien avec le réchauffement à grande échelle et difficile d’anticiper les changements à venir.

Si les chroniques continues de température in situ en rivière sont rares, d’autres types de mesures de la température en rivière existent, notamment : les mesures ponctuelles prises lors de suivis de qualité de l’eau, souvent acquises sur une base mensuelle durant plusieurs années, et les images thermiques satellitaires, dont les valeurs des pixels peuvent être converties en températures. Ensemble, ces deux sources de données constituent une mine d’information extraordinaire et très peu exploitée jusqu’à maintenant dans la recherche en température des rivières.

Les objectifs de cette proposition sont de (1) combiner, après correction des biais, des données de température de différentes sources, résolutions et précisions temporelles et spatiales de façon à construire des séries temporelles permettant la détection et la quantification de tendances ; (2) détecter et quantifier les tendances, et leur degré de certitude, sur le territoire québécois ; et (3) vérifier, le cas échéant, la cohérence de ces tendances avec les indicateurs climatiques pertinents pour induire les tendances futures.