La réduction des méfaits auprès des jeunes en difficulté - Fonds de recherche du Québec - FRQ
Alors que l’usage du cannabis est une réalité qui touche de nombreux jeunes au Québec, les jeunes en difficulté, c’est-à-dire ceux vivant une difficulté ou ayant besoin d’une aide quant à leur développement, sont particulièrement touchés.

Soixante-dix % d’entre eux consommeraient du cannabis plus d’une fois par semaine et près de la moitié présenteraient une consommation problématique. L’approche de réduction des méfaits liés à l’usage du cannabis (RDM-C) cherche à minimiser les conséquences néfastes de la consommation de substances au niveau individuel, psychologique, juridique et social sans toutefois imposer l’abstinence totale. Bien qu’il existe une ouverture des professionnel·le·s de la santé et des services sociaux à l’égard de l’approche de RDM-C, son adoption reste largement influencée par leurs croyances, leurs perceptions et leurs attitudes envers la question de la consommation de substances psychoactives.

Les modèles fondés sur l’abstinence ont longtemps dominé les interventions auprès de la clientèle jeunesse, rendant plus difficile l’acceptation de l’approche de RDM-C comme une alternative pour accompagner les jeunes en difficulté qui consomment du cannabis. Les résultats du présent projet de recherche soulignent que la formation des professionnel·le·s sur l’approche de réduction des méfaits est un élément clé afin d’aboutir à une meilleure compréhension de ses principes, d’aborder les enjeux de la stigmatisation et d’améliorer son applicabilité. Ces efforts de formation devraient s’accompagner de de la formulation et de l’application d’une politique globale de RDM-C afin de clarifier le mandat des organisations offrant des services aux jeunes en difficulté. Une définition précise et une compréhension commune de l’approche de RDM-C permettrait d’éviter la confusion, les interprétations erronées ainsi que de faciliter et d’uniformiser son utilisation. Une mise en œuvre efficace et pérenne de cette approche appelle également à une restructuration du cadre législatif de manière à faciliter et favoriser son adoption pour la clientèle jeunes en difficulté. En bref, les résultats du présent projet de recherche montrent l’importance d’accompagner les intervenant·e·s et les gestionnaires, en se basant sur une démarche de transfert des connaissances planifiée, structurée et collaborative, pour intégrer les meilleures pratiques en lien avec l’approche de RDM-C auprès des jeunes en difficulté.

Chercheur principal : Jean-Sébastien Fallu, Université de Montréal

Résumé

Rapport de recherche

Appel de propositions

Dépôt du rapport de recherche : décembre 2025