Responsable :
Thomas Gervais
Établissement :
École Polytechnique de Montréal
Année de concours :
2018-2019
Recherche intersectorielle – Programme Audace
Concours 2018-2019
Composition de l’équipe:
Thomas Gervais (École Polytechnique de Montréal), responsable
Philip Wong (Université de Montréal), co-chercheur
Domaine : Techniques, mesures et systèmes
Secteur 1 : Sciences naturelles et génie Secteur 2 : Sciences de la santé
Table des matières
1. Résumé du projet
Le cancer est une des maladies les plus mortelles et 30 % des Québécois en mourront. Deux traitements sont actuellement employés: la chimiothérapie (CT) et la radiothérapie (RT). Utilisée dans 60 % des cas, la RT conduit au plus grand nombre de guérisons. Pourtant, les interactions RT/CT sont encore méconnues. Par manque de techniques de criblage à haut débit, l’étude des synergies entre ces traitements est absente du processus de découverte de médicament.
Nous émettons l’hypothèse que bien des médicaments possédant de fortes synergies avec la RT échouent en tests précliniques et se retrouvent « tablettés » à tort par manque de technologies pour analyser l’interaction RT/CT tôt dans le processus de développement du médicament.
Pour remédier à ce problème, le projet propose le développement de laboratoires-sur-puces capables d’analyser l’interaction entre agents chimiques et rayonnement de façon combinatoire et suffisamment rapide pour intégrer le processus de découverte préclinique. Il s’agira de valider une approche développée pour mesurer la synergie entre RT et CT sur des sphéroïdes cancéreux cultivés sur puces microfluidiques, puis de cribler 100 médicaments en combinaison avec la RT pour éventuellement identifier des synergies inattendues entre elle et certains composés. Une fois validée, cette approche pourra être appliquée à la recherche de synergies RT/CT dans les bibliothèques privées et publiques de composés pharmaceutiques. L’analyse combinatoire RT/CT sur puce pourrait ainsi permettre d’identifier de nouveaux candidats pour des essais cliniques. Elle pourrait aussi permettre de repositionner des médicaments génériques dans des domaines entièrement nouveaux, ou encore d’adapter et de translater des thérapies établies vers des cancers plus rares et délaissés par la recherche pharmaceutique.