
La relève internationale constitue une composante essentielle du tissu de la recherche québécoise. Sa présence est particulièrement marquée aux cycles supérieurs, où les personnes étudiantes et postdoctorantes travaillent dans les laboratoires, assument des charges de cours et participent activement au rayonnement de la science québécoise, souvent en français. Pourtant, depuis 2024, le cadre entourant leur venue et leur séjour a connu des transformations rapides, au provincial comme au fédéral. À la rentrée 2025, ces évolutions se sont traduites par une baisse marquée des inscriptions internationales dans l’ensemble du réseau universitaire québécois.
C’est dans ce contexte mouvant que le Comité intersectoriel étudiant (CIE) s’est proposé de recueillir, auprès des principales personnes concernées, leurs expériences d’intégration et leurs préoccupations.
Objet et approche
Le rapport vise à brosser un portrait des réalités vécues par la relève internationale et à formuler des pistes d’action pertinentes pour le Fonds de recherche du Québec (FRQ) et la communauté universitaire. La démarche s’appuie sur trois sources complémentaires : une revue de la littérature scientifique et grise, des entrevues semi-structurées avec des actrices et acteurs du milieu universitaire, et cinq groupes de discussion tenus aux Journées de la relève en recherche 2025, regroupant près de 75 personnes participantes.
Résultats et principales pistes d’action
L’analyse fait ressortir cinq grandes familles d’enjeux interreliés : politiques et réglementaires, administratifs et d’immigration, financiers, académiques et d’encadrement, ainsi que sociaux et d’intégration. L’instabilité du cadre normatif, la lourdeur des démarches administratives, les charges financières additionnelles, la qualité variable de l’encadrement et les barrières linguistiques et culturelles ressortent comme autant d’obstacles à une intégration durable. À partir de ces constats, le rapport propose 13 pistes d’action. Fidèles à une logique de reconnaissance de la diversité des parcours, elles valorisent d’abord ce qui fonctionne déjà avant de proposer de le renforcer : adaptation des processus de candidature aux bourses, réduction des obstacles financiers, valorisation de la supervision interculturelle dans le chantier E3R, soutien à la francisation scientifique et renforcement des ressources en santé mentale. Leur objectif commun : soutenir une recherche québécoise diversifiée et attractive, dans un contexte de compétition mondiale pour les talents.
Vous pouvez accéder au rapport ici.
Une série d’événements et de publications soutiendra la diffusion du rapport auprès du grand public au courant de l’automne 2026. Restez à l’affût !


