
NOUVELLE ÉDITION DU PROGRAMME ENGAGEMENT, NOUVELLES QUESTIONS !
Voici la page dédiée aux questions proposées par les citoyens et les citoyennes dans le cadre de la nouvelle édition du programme ENGAGEMENT du Fonds de recherche du Québec.
Les questions se rajouteront jusqu’en novembre, au fur et à mesure que les citoyens et citoyennes les soumettront.
Nous invitons la communauté de recherche à en prendre connaissance et à former un duo avec un citoyen ou une citoyenne pour proposer un projet de recherche. Chercheurs et chercheuses, une de ces questions vous interpelle ? Entrez en contact avec la personne citoyenne qui l’a posée en nous écrivant à: Engagement.gds@frq.gouv.qc.ca
Votre Duo est formé? La chercheuse ou le chercheur responsable de déposer la demande peut accéder au formulaire dans son Portail FRQnet dès le 19 novembre 2026.
Questions proposées par les citoyennes et citoyens au concours 2027-2028
Les questions seront diffusées ici au fur et à mesure qu’elles auront été soumises. Nous vous invitons à consulter régulièrement cette page pour en prendre connaissance.
Bien que le Fonds de recherche du Québec publie ce contenu, il n’en est pas l’auteur.
À noter: Les questions soumises dans les éditions antérieures du concours qui peuvent être consultées (ci-dessous) sont disponibles à titre d’exemples seulement.
Discrimination, inclusion, immigration
(À venir)
Éducation
Comment pourrait-on enseigner aux enfants, dans le cadre d'un cours ou d'une activité parascolaire, les bases de la gestion des émotions et du développement de l'estime de soi, afin de mieux les outiller pour prendre en charge leur propre santé mentale, et favoriser le vivre-ensemble?
Je m’intéresse à cette question parce que les jeunes d’aujourd’hui évoluent dans un environnement où ils sont constamment exposés à l’image et à la vie des autres, notamment par l’entremise des réseaux sociaux. Cette réalité favorise la comparaison sociale, peut fragiliser l’estime de soi et augmente les risques liés au harcèlement, à l’anxiété et à d’autres enjeux de santé mentale.
Je me demande donc si un apprentissage précoce des bases de la gestion des émotions, de l’estime de soi et des relations interpersonnelles, offert dans le cadre d’un cours ou d’une activité parascolaire, pourrait leur fournir des outils concrets pour mieux traverser l’adolescence. À plus long terme, ces apprentissages pourraient-ils contribuer à former des adultes plus confiants, plus résilients, moins enclins à se comparer aux autres et davantage capables de prendre soin de leur propre santé mentale ainsi que de celle de leur entourage?
C’est cette réflexion que j’aimerais approfondir avec un chercheur, afin d’explorer si cette hypothèse est fondée et si une telle approche pourrait avoir des retombées positives sur le développement des jeunes.
Cette réflexion est également nourrie par mon parcours personnel. J’ai moi-même vécu des difficultés liées à la santé mentale et, à l’âge adulte, j’ai dû entreprendre une thérapie cognitivo-comportementale afin d’acquérir des outils qui me permettent aujourd’hui de fonctionner de façon plus sereine au quotidien.
Avec le recul, je me demande quel aurait été mon parcours si j’avais eu accès, dès l’enfance, à des apprentissages sur la gestion des émotions, l’estime de soi, l’anxiété et les stratégies d’adaptation. J’ai grandi sans disposer de ces repères, notamment parce que mes parents, malgré toute leur bonne volonté, ne possédaient pas eux-mêmes les outils nécessaires pour m’accompagner face à ce que je comprends aujourd’hui.
Mon vécu ne constitue évidemment pas une preuve scientifique, mais il soulève une question qui me semble pertinente à explorer avec un chercheur : dans quelle mesure une éducation précoce à la santé mentale pourrait-elle avoir un effet positif sur le développement des jeunes et la prévention de certaines difficultés psychologiques?
Environnement (écosystèmes, pollution, faune et flore)
(À venir)
Génie des matériaux, technologie, informatique
Quels sont les moyens à la fois abordables et efficaces permettant de prévenir, contenir ou limiter la propagation des feux de batteries au lithium selon les différents formats ou capacités de batterie, en particulier celles utilisées pour la micromobilité ?
Je suis passionné par le monde des véhicules téléguidés, un loisir qui utilise couramment des batteries au lithium. Cette expérience m’a sensibilisé aux risques d’incendie associés à ces batteries et à l’importance d’utiliser des mesures de protection, comme les sacs ignifuges lors de la recharge et de l’entreposage. Avec la popularité croissante des appareils de micromobilité, tels que les vélos et les trottinettes électriques, les batteries au lithium deviennent de plus en plus puissantes et sont présentes dans un nombre grandissant de foyers. Cette évolution augmente également les conséquences potentielles d’un incendie, tant pour les personnes que pour les bâtiments. Je souhaite mieux comprendre quelles solutions de protection sont réellement efficaces, abordables et adaptées à différentes capacités de batteries. Collaborer avec une chercheuse ou un chercheur permettrait d’obtenir des réponses fondées sur des données scientifiques plutôt que sur des informations souvent contradictoires ou limitées disponibles sur Internet. Les résultats pourraient être utiles non seulement aux amateurs comme moi, mais aussi à l’ensemble des utilisateurs d’appareils de micromobilité, aux services de sécurité incendie et aux décideurs qui souhaitent améliorer la prévention des incendies liés aux batteries au lithium.
Philosophie, droit, art
(À venir)
Politique et société
Quelles pratiques et quelles conditions peuvent favoriser le développement d'une pensée systémique chez les individus et les collectifs?
Depuis plus de quinze ans, j’accompagne des personnes, des organisations et des collectifs des secteurs créatifs dans des démarches de développement de compétences, notamment en entrepreneuriat, en gestion créative et en prospective. Ces expériences m’ont amenée à m’intéresser aux conditions qui permettent de développer les capacités individuelles et collectives nécessaires pour concevoir des stratégies adaptées à des environnements complexes.
J’observe que les stratégies et les solutions sont souvent élaborées à partir d’une pensée réductionniste et fragmentée, alors que les enjeux auxquels nous sommes confrontés sont, la plupart du temps, complexes et systémiques. Cette réflexion m’a progressivement amenée à m’intéresser au développement d’une pensée systémique et, plus récemment, aux pratiques inspirées du vivant, qui invitent à porter un regard différent sur les relations, les interdépendances et les dynamiques de transformation.
Ce qui m’interpelle avant tout, ce sont les pratiques et les conditions qui favorisent l’émergence d’une pensée systémique. Quelles expériences soutiennent réellement son développement? Quels contextes rendent cette émergence plus probable? Quelles approches peuvent avoir un effet durable sur notre manière de comprendre le monde et d’agir en tenant compte de sa complexité?
Bien que ces questions soient nourries par ma pratique professionnelle, elles dépassent largement celle-ci. Elles rejoignent un enjeu de société fondamental, puisque les défis complexes de notre époque ne peuvent être compris ni relevés indépendamment des systèmes auxquels ils appartiennent. Ils exigent le développement de nouvelles capacités individuelles et collectives pour percevoir les interrelations, anticiper les conséquences de nos choix et agir de manière plus cohérente avec la complexité du monde.
À mes yeux, cette question mérite d’être explorée avec rigueur à travers un dialogue entre les savoirs issus de la recherche et ceux issus de l’expérience terrain. Une collaboration avec une chercheuse ou un chercheur permettrait de croiser une expertise scientifique avec un regard ancré dans la pratique, l’accompagnement et l’expérimentation, afin de mieux comprendre les mécanismes qui favorisent le développement d’une pensée systémique et d’identifier les pratiques et les conditions les plus porteuses.
Au-delà de mon parcours professionnel, cette démarche vise à contribuer à la production de connaissances utiles pour les personnes, les organisations et les collectivités qui cherchent à renforcer leurs capacités d’innovation et d’action face à des problématiques complexes. Elle pourrait ainsi soutenir l’émergence de collectivités et d’organisations plus adaptatives, innovantes, résilientes et régénératives, mieux outillées pour évoluer dans la complexité des défis actuels et à venir.
Comment l'aide médicale à mourir transforme notre rapport à la mort ?
J’ai créé une pièce de théâtre documentaire dans laquelle j’ai exploré le point de vue des proches de ceux qui demandent l’aide médicale à mourir. J’y aborde comment j’ai été bouleversée par la rapidité du processus, l’absence de rituels, l’absence d’échanges autour de cette décision qui se prend sans consultation obligatoire des proches. Avec ce projet de recherche, je souhaite pousser ma réflexion et m’intéresser à l’expérience telle que vécue par les demandeurs de l’AMM ou ceux qui l’envisagent. Je souhaite comprendre leur rapport à la mort, en documentant le contexte socio-anthropologique dans lequel l’expérience se déroule. J’aimerais explorer comment les demandeurs abordent ce grand mystère et tabou qu’est la mort quand elle peut être programmée et obtenue comme un soin, dans une société où elle est la plus répandue au monde.
Santé, qualité de vie, système de santé
Comment les outils d’intelligence artificielle (ou d’autres nouvelles technologies) peuvent-ils, de manière éthique et sécuritaire, faciliter et accélérer le diagnostic des conditions chroniques associées aux infections (CCAI, comme la COVID longue) ou des maladies rares au Québec, du point de vue des citoyens/patients et des cliniciens ?
Infecté par la COVID-19 dès mars 2020, j’ai développé une fatigue invalidante et un malaise post-effort que personne n’était capable d’expliquer, et j’ai attendu 18 mois avant même de connaître l’existence du concept de COVID longue : mon propre parcours illustre l’errance diagnostique que vivent de nombreuses personnes atteintes d’une condition chronique associée à une infection (CCAI). Cette lacune n’est pas qu’individuelle : les CCAI et les maladies rares ne font actuellement pas l’objet d’un enseignement dédié dans le cursus des étudiants, et les formations existantes sur le sujet demeurent facultatives, donc rien n’oblige un clinicien à les suivre ou à les connaître. Les connaissances scientifiques sur ces conditions émergentes évoluent d’ailleurs plus vite que le cursus médical ne peut suivre. Je me questionne donc sur la capacité des outils d’intelligence artificielle à intégrer ces connaissances plus rapidement que les professionnels de la santé, et à soutenir ainsi un diagnostic plus rapide, sans remplacer leur jugement clinique. Il faut aussi se demander comment les cliniciens accueillent un citoyen ou une patiente qui arrive à sa consultation déjà préparé grâce à l’IA : un outil utile, ou une source de méfiance ? Ce projet doit enfin interroger, de façon éthique et sécuritaire, ce qu’il advient des données personnelles de santé transmises à ces outils.
Urbanisme
(À venir)
Questions proposées par les citoyennes et citoyens antérieurement
Vous pouvez aussi consulter les questions des concours précédents pour vous inspirer: