Un programme de sciences participatives

Conçu comme un programme de culture scientifique, Engagement place les citoyennes et les citoyens non familiers avec le milieu de la recherche au cœur de la démarche scientifique et invite les chercheurs et les chercheuses du Québec à développer des pratiques innovantes de sciences participatives.

Pour plus de détails, consultez l’intégralité des règles du programme.

Questions proposées par les citoyens et citoyennes

Bien que les Fonds de recherche du Québec publient ces contenus, ils n’en sont pas les auteurs.

Astronomie

Est-ce que l'origine du Big Bang peut avoir été causée par la réverbération quantique de sa propre énergie ?

La matière, dans l’univers quantique, est à la fois particule et onde. Plusieurs modèles géométriques décrivant la forme de l’univers proposent un point de contact ou bien avec lui-même (Loop) ou bien sous forme d’un sablier. Est-il possible qu’en condensant la matière entière de l’univers au format « pré-Big Bang », ou à son point d’origine, que les ondes emprisonnées créent un effet de réverbération, générant exponentiellement une « infinité » de particules emmagasinées dans un espace ultra limité, jusqu’à son point de rupture. Un peu comme un haut-parleur qui se déchire/explose lorsque la réverbération est maintenue trop longtemps, ou encore, comme l’effet de serre et la réverbération/rebondissement des rayons solaires par les nuages qui augmentent la radiation/chaleur sur Terre par leur emprisonnement.

Comment avez-vous été sensibilisé ou sensibilisée à ce sujet ? Avez-vous une expérience reliée à ce sujet, que ce soit dans vos activités professionnelles ou personnelles ?

L’écoute d’une tonne de documentaires sur l’espace et de l’origine de l’univers. Cours et présentations en ligne gratuits, animées par des professeurs universitaires sur la physique moderne et quantique. Plusieurs questions sur l’espace-temps, sur la forme de l’univers et des réflexions qui s’en sont suivies depuis ma jeunesse. Un désir d’étudier en physique un jour, particulièrement l’astrophysique et l’origine de l’univers. Je n’ai aucune expérience dans le domaine, sinon une soif d’imaginer, de confirmer et d’apprendre sur des sujets qui me dépassent et me permettent de me dépasser mentalement.

Dans quelle région résidez-vous ?

Montréal

Michaël, DEMERS

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Discriminations, inclusion, immigration

Quel est l’impact psychologique et social de la traite des noirs sur les descendants des personnes ayant subi l’esclavage ?

Quel est l’impact de la traite des noirs sur les descendants des personnes ayant subi l’esclavage ?

Comment avez-vous été sensibilisé ou sensibilisée à ce sujet ? Avez-vous une expérience reliée à ce sujet, que ce soit dans vos activités professionnelles ou personnelles ?

Quand les dirigeants nient le racisme systémique, c’est à se demander si l’esclavage a déjà existé.

Dans quelle région résidez-vous ?

Lanaudière

Fabienne, D’HAÏTI

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Y-a-t-il présence de biais dans les algorithmes?

J’ai lu un article qui mentionnait que les algorithmes créés pour l’intelligence artificielle se sont avérés sexistes et racistes. J’aimerais bien en apprendre davantage et surtout avoir des exemples concrets de la vie de tous les jours.

Comment avez-vous été sensibilisé ou sensibilisée à ce sujet ? Avez-vous une expérience reliée à ce sujet, que ce soit dans vos activités professionnelles ou personnelles ?

En tant que femme noire j’ai déjà été confronté à des algorithmes qui, je le crois, étaient problématiques.

Dans quelle région résidez-vous ?

Montréal

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Quels sont les impacts du racisme et de la discrimination sur le développement de l’enfant de 0 à 12 ans?

J’aimerais en apprendre davantage sur le racisme et ses manifestations. J’ai travaillé pendant plusieurs années en tant qu’éducatrice à l’enfance dans les services de garde et je me pose beaucoup de questions vis-à-vis de la préparation des milieux éducatifs au sujet de l’accueil et l’intégration des enfants issus de la diversité ethnique. J’ai entendu plusieurs commentaires négatifs vis-à-vis de la différence ethnique des parents. Que ce soit de la part de parents envers les intervenants, ou des intervenants envers d’autres intervenants, et ce, devant les enfants. J’ai aussi été témoin de plaintes, depuis 2008, pour racisme de la part de parents envers les intervenants. Cela dit, aucune de ces plaintes n’est inscrite dans le registre du ministère de la Famille. Il y a un gros manque de transparence à ce sujet. De plus, dans l’évaluation de la qualité des services de garde, aucune question ne porte sur l’accueil de la diversité et la valorisation de la différence alors que pourtant, dans le programme éducatif du ministère de la famille, on adopte des politiques sur le sujet. Je suis une passionnée de la sociologie du racisme, de l’éducation et du développement de l’enfant de 0 à 12 ans. Ce sont des sujets qui doivent à tout prix être abordés dans les services de garde afin que les intervenants et les parents se sentent concernés et mettent les balises en place pour améliorer les relations interethniques pour tous les enfants y compris ceux qui ne font pas partie de la diversité ethnique afin qu’ils évitent, à leur tour, d’adopter ces types de comportements violents. Est-il possible de développer plus d’informations sur le sujet et de travailler en amont avec des chercheurs pour sensibiliser les parents et les intervenants sur les processus d’apprentissage du racisme chez les jeunes ? Merci.

Comment avez-vous été sensibilisé ou sensibilisée à ce sujet ? Avez-vous une expérience reliée à ce sujet, que ce soit dans vos activités professionnelles ou personnelles ?

Oui. J’ai été intervenante à la petite enfance pendant plus de 12 ans. Le sujet sur les comportements du racisme et sur l’apprentissage des préjugés a toujours été une préoccupation chez moi et en tant qu’éducatrice en service de garde.

Dans quelle région résidez-vous ?

Montréal

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Quels types d’accès ont les artistes de la diversité aux arts de la scène?

J’aimerais comprendre qu’est-ce qui pourrait motiver les employeurs dans le domaine des arts de la scène à engager plus de personnes issues de la diversité et comprendre pourquoi ce n’est pas monnaie courante. J’aimerais savoir si les artistes de la diversité présentent leur candidature et qu’ils se font engager, si cela a un lien avec un agent d’une autre origine que de la diversité. Comment les artistes de la diversité se voient dans la prochaine décennie dans le domaine des arts de la scène au Québec et au Canada.

Comment avez-vous été sensibilisé ou sensibilisée à ce sujet? Avez-vous une expérience reliée à ce sujet, que ce soit dans vos activités professionnelles ou personnelles ?

Je suis une étudiante à la maitrise comme gestionnaire et je vois la difficulté qu’ont les artistes de la diversité à se frayer un chemin et à trouver des subventions malgré leur talent. Cette situation me donne envie de mieux comprendre les enjeux auxquels ils font face et j’aimerais aussi entendre le mot des agents culturels sur différents paliers gouvernementaux qui reçoivent les demandes de subvention et comprendre ce qui les motivent à rejeter ou non une demande d’artistes de la diversité, mais aussi les grands producteurs qui recrutent toujours les mêmes personnes

Dans quelle région résidez-vous?

Montréal

Nerlande, GAETAN

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Quelles sont les limites de la résilience face à la discrimination raciale ?

Une personne, diagnostiquée anxieuse suite à un vécu de discrimination raciale, peut-elle survivre dans une société qui discrimine les personnes dites racisées ??

Comment avez-vous été sensibilisé ou sensibilisée à ce sujet ? Avez-vous une expérience reliée à ce sujet, que ce soit dans vos activités professionnelles ou personnelles ?

Oui, j’ai vécu du harcèlement psychologique et de la discrimination raciale de mes études universitaires jusqu’au marché du travail. Après un diagnostic de trouble d’anxiété généralisé (TAG), je suis en arrêt de travail depuis plus de deux ans.

Dans quelle région résidez-vous ?

Montréal

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Y a-t-il moins d’employés issus de la minorité visible dans la fonction publique au sein de la population québécoise de 18 à 65 ans ?

Mon sujet consiste à savoir l’impact des personnes non embauchées issues de minorités dans la fonction publique au sein de la population québécoise de 18 à 65 ans.

Comment avez-vous été sensibilisé ou sensibilisée à ce sujet ? Avez-vous une expérience reliée à ce sujet, que ce soit dans vos activités professionnelles ou personnelles ?

J’étais sensibilisé par ce sujet en me basant sur le nombre de postes clés de la fonction publique qui sont occupés par les personnes blanches.

Dans quelle région résidez-vous ?

Montréal

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Pourquoi les sociétés occidentales (plus particulièrement la société québécoise) sont-elles si résistantes à accepter l’existence du racisme systémique ?

En tant que citoyen issu de l’immigration qui a vécu plusieurs épisodes de racisme et de xénophobie insidieux au Québec, je me demandais pourquoi la société québécoise (un micro-univers de la société occidentale) à une telle résistance à accepter l’existence de distinctions radicales de traitement entre les citoyen.ne.s dit.e.s « de souche » et ceux/celles issu.e.s des communautés provenant de minorités culturelles, autant par les institutions que dans la vie quotidienne ordinaire. Quel phénomène mènerait les gens à rentrer dans des discussions herméneutiques infructueuses (comme on voit dans les commentaires de l’appel de candidatures sur Facebook), en évitant le fait crucial de la discrimination systémique ? Est-ce qu’il y a une explication historique ? Est-ce la responsabilité du système éducatif ? Les « valeurs » si diffusées seraient-elles la cause ? Pourquoi y-a-t-il une telle résistance à admettre cette faiblesse, bloquant ainsi le développement collectif ?

Comment avez-vous été sensibilisé ou sensibilisée à ce sujet ? Avez-vous une expérience reliée à ce sujet, que ce soit dans vos activités professionnelles ou personnelles ?

Comme j’ai mentionné, je suis un citoyen naturalisé issu de l’immigration. Je fais partie des minorités visibles et linguistiques. J’ai déjà subi plusieurs discriminations au travail, dans le système de santé et dans la vie ordinaire quotidienne. Le pire de ces discriminations provient de son caractère insidieux, difficile à apercevoir sans un regard aigu. Les actions discriminatoires sont cachées dans des actes apparemment normaux, mais on note que notre apparence et notre accent déclenchent, d’une certaine façon, ces comportements. Les gens qui changent leurs comportements au téléphone après avoir entendu ton accent, ceux qui détournent le chemin dans lequel tu te trouves, ceux qui te montrent la porte quand tu manifestes une insatisfaction quelconque envers un produit, un service et même la société, les gens qui s’avancent dans une file en prenant ton tour sans aucune explication, le caissier qui salue le client avant toi et t’ignore à ton tour. Le boss qui ignore tes courriels après qu’il t’ait débordé de travail, tout en laissant les collègues jaser tranquillement, la promotion qui est donnée à un employé moins ancien et expérimenté que toi quand tous étaient certains qu’elle viendrait naturellement à toi. Ils sont plusieurs, ceux et celles qui minimisent ces comportements et qui considèrent comme racistes seulement les crimes haineux explicites.

Dans quelle région résidez-vous ?

Capitale-Nationale

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Quels sont les obstacles/facilitateurs dans l’accès aux ressources pour les personnes sans statut et à statut précaire ?

La question « Quels sont les obstacles/facilitateurs dans l’accès aux ressources pour les personnes sans statut ou à statut précaire ? » peut être circonscrite géographiquement dans la Ville de Québec puisque je suis consciente que l’offre de services et les réalités de l’immigration varient grandement d’une région à l’autre de la province. Le mot ressource désigne ici les ressources communautaires et institutionnelles et l’appellation « personne à statut précaire » désigne une personne ayant un statut de demandeur d’asile, de travailleur temporaire, d’étudiant international, de visiteur ou une personne détenant un permis de séjour pour travailleur vulnérable. Dans le cadre de mon emploi, où j’accompagne des personnes de différents statuts, j’ai souvent remarqué que les personnes sans statut ou à statut précaire font face à des défis supplémentaires dans l’accès aux services. J’ai, à quelques reprises, eu le sentiment ou l’écho de la part de la personne accompagnée que sans mon appui, celle-ci n’aurait pu profiter d’un accès aux services existants. Il est à noter ici que certaines personnes, avant de recevoir mon soutien, avaient effectué les mêmes démarches et avaient fait face à un refus. Le tout m’a amenée à m’interroger sur les obstacles rencontrés par ces personnes et les frustrations que de tels obstacles engendrent. Bien que je puisse en nommer, quelques-uns apparaissant de manière évidente (accès aux soins de santé, apprentissage de la langue, connaissance des ressources, refus de certaines catégories d’immigrants et/ou manque de connaissances de la diversité des réalités migratoires au sein même des organisations spécialisées en immigration, etc.), j’aimerais approfondir mes connaissances entourant ces obstacles afin de sortir de savoirs jusqu’ici plutôt intuitifs. Pour poursuivre dans le même sens, j’aimerais également développer une meilleure compréhension des éléments qui facilitent l’accès aux ressources pour ces mêmes personnes, en étudiant les meilleures pratiques en place ici et ailleurs, et en travaillant de concert avec les personnes sans statut ou à statut précaire pour voir les éléments qui leur ont déjà facilité l’accès et/ou qu’ils aimeraient voir être mis sur pied.

Comment avez-vous été sensibilisé ou sensibilisée à ce sujet ? Avez-vous une expérience reliée à ce sujet, que ce soit dans vos activités professionnelles ou personnelles ?

Au cours des 8 dernières années, j’ai été impliquée bénévolement et j’ai travaillé auprès de personnes immigrantes avec des statuts migratoires variés (étudiants internationaux, personnes réfugiées parrainées par l’état/le privé, résidents permanents [travailleurs qualifiés], travailleurs temporaires [permis fermés/ouverts], demandeurs d’asile et personnes sans statut). Mes expériences dans ce domaine ont été variées, soit dans l’enseignement de la langue française, la recherche d’emploi, l’accompagnement dans les démarches d’installation et l’intégration sociale. Je travaille maintenant comme intervenante aux accompagnements dans un organisme communautaire qui a pour mission de contribuer activement à l’intégration sociale et économique des personnes immigrantes de tout statut et où j’ai l’occasion d’approfondir mes connaissances entourant les enjeux auxquels font face les personnes à statut précaire ou sans statut. Je constate que bien qu’ils et elles partagent, avec les personnes ayant suivi un parcours migratoire plus « classique », de nombreux défis inhérents à un processus migratoire, les personnes sans statut et à statut précaire font face à des défis supplémentaires, dont celui de l’accès aux ressources. Force est de constater que peu de services spécialisés existent à l’extérieur de la région métropolitaine de Montréal.

Dans quelle région résidez-vous ?

Capitale-Nationale

Arianne, LECLERC

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Comment préparer les personnes aphasiques à parler au public ?

L’aphasie, c’est un trouble du langage. C’est neurologique. On devient aphasique; on ne nait pas comme ça. Souvent, comme pour moi, c’est du jour au lendemain, sans avertissements. Moi, un jour j’avais 25 ans, je parlais comme tout le monde et, tout à coup, je suis devenu aphasique après un AVC. Notre intelligence est la même, mais la façon de l’exprimer est atteinte. C’est difficile de faire comprendre ce qu’on veut dire. Ça prend du temps et de la patience, de la part de la personne aphasique et aussi de celle qui l’écoute. Ça fait qu’on parle surtout avec les gens qui nous connaissent, ou qui connaissent l’aphasie (ou au moins l’AVC). Mais beaucoup moins avec les autres. En réadaptation, on pratique beaucoup le langage et les situations avec la famille ou les amis. Mais l’orthophoniste, de mon expérience, n’a pas vraiment d’idée des gens à qui l’on peut parler quand on sort. Pas les gens à qui l’on VEUT parler, mais ceux à qui l’on DOIT parler. Moi j’aimerais savoir comment on peut faire pour que ce sujet fasse partie de la réadaptation, en plus du reste. Ça aurait peut-être pu m’aider à avoir plus d’activités, à retrouver du travail plus vite, à mieux vivre les conséquences de mon AVC. Ou peut-être pas, mais j’aimerais que la science nous aide à avoir la réponse.

Comment avez-vous été sensibilisé ou sensibilisée à ce sujet ? Avez-vous une expérience reliée à ce sujet, que ce soit dans vos activités professionnelles ou personnelles ?

Je suis aphasique. Après mon AVC en 2010, les orthophonistes m’ont dit de parler dans le plus de situations possible pour m’améliorer, mais, au final, je pratiquais surtout ma parole avec l’équipe médicale et mon entourage, car j’étais très gêné de parler à des personnes qui ne connaissaient ni moi ni l’AVC. On m’a déjà dit au téléphone « Je voudrais parler à quelqu’un qui parle comme il faut ». Encore aujourd’hui, je me déplace habituellement sans ma canne de marche, mais certains jours je la prends parce que je n’ai pas la force d’expliquer que non, je ne suis pas sous l’influence de l’alcool. Quand j’ai ma canne, j’ai moins à expliquer ma parole, car les gens déduisent que j’ai un problème, mais aussi, ils me parlent moins, ce qui a le même effet. À l’épicerie, maintenant je vais au « checkout » automatique, car je sais que je n’aurai pas à interagir avec personne. Mon instinct est d’aller là où il n’y a personne qui va me parler. Alors que je savais que ça limitait la récupération de mon langage. Avant, j’étais plutôt extraverti, j’aimais parler au monde. Maintenant, je suis introverti, je fuis les gens que je ne connais pas. Ça a pris une telle place dans ma vie, cette gêne de parler à des inconnus, que j’en suis venu à éviter le plus possible de leur parler.

Dans quelle région résidez-vous ?

Montréal

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Quel est le degré de consanguinité d’une part, entre noirs venus directement d’Afrique et ceux afrodescendants d’autre part, et les incidences de celle-ci sur leur santé ?

Les populations noires semblent d’une très grande diversité, surtout en Afrique où l’on distingue plusieurs pays avec des pléthores de langues et us et coutumes. Or, dans un passé récent quand même, ces populations étaient assez nomades. Alors, mon questionnement est de savoir quel est réellement le degré de pureté de différents groupes ethniques en Afrique d’une part, mais aussi qu’est-ce que la communauté afrodescendante aurait perdu de leur patrimoine génétique du fait de la séparation d’avec la terre de ses ancêtres, mais aussi quelle influence cet arrachement forcé aurait pu avoir dans le taux de consanguinité de celle-ci. Est-ce que ces taux sont semblables où ils sont plus prononcés dans l’une ou l’autre des deux entités ?

Comment avez-vous été sensibilisé ou sensibilisée à ce sujet ? Avez-vous une expérience reliée à ce sujet, que ce soit dans vos activités professionnelles ou personnelles ?

Aucune sensibilisation, il s’agit juste d’une réflexion qui tente de faire connaître à ces deux communautés les réelles différences qui peuvent exister entre elles, en dehors de la localisation de leur origine respective.

Dans quelle région résidez-vous ?

Capitale-Nationale

Noël, DOUMTSOP MBOU

caridoumtsop@Yahoo.fr

Race humaine ou races humaines ?

C’est votre Question.

Pourquoi insiste-t-on sur la distinction des couleurs de la peau comme existence de races humaines ?

Comment avez-vous été sensibilisé ou sensibilisée à ce sujet ? Avez-vous une expérience reliée à ce sujet, que ce soit dans vos activités professionnelles ou personnelles ?

À chaque fois qu’on demande ma race, je deviens sensible; car je considère qu’il n’y a qu’une race. Et elle est humaine. Pas comme les animaux où on peut distinguer leurs races.

Dans quelle région résidez-vous ?

Montréal

Christian, BIZIMANA

christian.biziman@gmail.com

Pourquoi autant de débats autour du voile et pourquoi autant de virulence envers ce bout de tissu à travers le Québec ?

Je voudrais comprendre pourquoi le Québec est si contrarié par le foulard. Pourquoi s’efforce-t-on de mettre de côté une partie de la population et les marginaliser davantage par le fait même et de plus créer des lois aussi ?

Comment avez-vous été sensibilisé ou sensibilisée à ce sujet ? Avez-vous une expérience reliée à ce sujet, que ce soit dans vos activités professionnelles ou personnelles ?

Je me présente en politique et le foulard revient en question. On ne me le dit pas directement, mais la question est là. De plus, je vis du racisme et des violences gratuites envers ma personne, car j’ai fait le choix de porter un foulard.

Dans quelle région résidez-vous ?

Montréal

Nafija, RAHMAN

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Quels sont les impacts du manque de littéracie numérique des futures mères immigrantes et leur famille sur leur santé et leur bien-être global ?

La pandémie nous a tous obligés à passer à un mode virtuel pour accéder aux ressources dont on a besoin. Malheureusement, plusieurs familles immigrantes impactées déjà par la fracture numérique ont vu cet écart s’agrandir les empêchant d’avoir accès aux informations et ressources dont elles ont besoin. La période périnatale est marquée par la vulnérabilité pour les femmes immigrantes et le manque de littéracie numérique a eu un impact majeur sur l’accès aux ressources et donc sur leur bien-être global. Comment peut-on améliorer la littéracie numérique des futures mères immigrantes vulnérables et leurs familles afin de favoriser un accès équitable aux ressources nécessaires à leur bien — être physique et psychologique nécessaire en contexte périnatal ?

Comment avez-vous été sensibilisé ou sensibilisée à ce sujet ? Avez-vous une expérience reliée à ce sujet, que ce soit dans vos activités professionnelles ou personnelles ?

Ma profession, qui me permet d’être en contact constant et privilégié avec les femmes enceintes immigrantes et leurs familles m’a permis de voir comment la littéracie numérique devenait cruciale dans l’accès aux ressources en matière de santé, d’accès aux ressources de préparation à l’accouchement, d’outils d’« empowerment » et de bris de l’isolement. Par exemple, nous avons observé que les familles touchées par cette problématique ne participaient pas aux rencontres d’information du fait de leur incapacité à comprendre le fonctionnement de zoom et à se connecter.

Dans quelle région résidez-vous ?

Capitale-Nationale

Marielle M’BANGHA

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Quelles sont les conséquences et les manières dont le racisme affecte la santé globale des Femmes noires et de leur descendance féminine ?

En cette décennie internationale des personnes d’ascendance africaine (2015-2024), il est primordial de se pencher sur les enjeux qui affectent les communautés noires, telles que le racisme systémique et la discrimination raciale. L’année 2020, marquée par les soulèvements populaires, suite à l’assassinat des afro-américains George Floyd et Breonna Taylor, à déclenché une réflexion douloureuse, mais nécessaire sur le racisme systémique et anti-noir bien au-delà des États-Unis. Cette injustice a fait écho ici, au Québec, parce que, depuis trop longtemps, le racisme systémique affecte la vie des personnes noires, racisées et autochtones. Bien que nous ayons collectivement décidé d’en parler, nous n’avons pas encore pris le temps de nous pencher sur l’impact de ce dernier sur la vie de ceux qui le subissent. La science peut aider à démontrer que le racisme affecte et impacte la santé globale des femmes noires d’une part. D’autre part, la science pourra aider à faire des liens entre le racisme et les douleurs physiques, mentales et émotionnelles dont sont victimes les femmes noires. Je suis convaincue que certaines douleurs sont intimement liées aux violences à caractère raciste que ces femmes subissent. Le racisme est un enjeu de santé publique qui mérite toute notre attention. Il faut s’assurer que les démarches scientifiques actuelles incluent les enjeux vécus par les femmes noires tant sur le plan systémique, qu’individuel. Satistiques Canada nous informe qu’« une femme noire sur trois travaille dans le secteur de la santé au Canada, chez les Haïtiennes, c’est une sur deux » (Julien McEvoy, Radio-Canada, publié le 13 août 2020). Les femmes noires s’investissent dans le milieu de la santé pour prendre soin des autres, mais qui prend soin d’elles ? De quelle façon le système actuel assure-t-il des soins de premières lignes lorsque les femmes noires sont victimes d’actes discriminatoires et de racisme dans leurs milieux d’interventions ? Comment s’assure-t-on qu’elles aient accès à des services adaptés à leurs réalités ? Tant de questions pour lesquelles la science pourrait offrir des pistes de réponse et des solutions à court et moyen terme.

Comment avez-vous été sensibilisé ou sensibilisée à ce sujet ? Avez-vous une expérience reliée à ce sujet, que ce soit dans vos activités professionnelles ou personnelles ?

Suite aux marches de dénonciation auxquelles j’ai participé et que j’ai co-organisé, j’ai reçu de nombreux témoignages de femmes noires dénonçant les actes racistes et discriminatoires ainsi que les violences basées sur le genre dont elles avaient été victimes. Ce qui m’a marqué dans les témoignages au cours des groupes de paroles que j’ai organisés est les similitudes avec mes expériences. Le nombre de femmes noires mentionnant avoir quitté leurs emplois et différents milieux après avoir été victimes d’actes racistes ne m’a aucunement surprise. Ces histoires sont plus que des anecdotes, mais bien un enjeu systémique. Les femmes mentionnent entre autres souffrir de douleurs corporelles récurrentes qui ont fait leur apparition suite aux violences à caractère raciste et elles utilisent rarement les services offerts par crainte d’être discriminées et de subir des traitements différenciés tant pour la couleur de leur peau que leur condition féminine. Ayant moi-même déjà vécu de la discrimination raciale dans le milieu professionnel, j’ai dû prendre un arrêt maladie afin de me permettre de retrouver une certaine santé physique et mentale. N’oublions pas que, lorsque nous allons chez le médecin suivant ces traumatismes, il n’y a malheureusement pas de médications pour les effets secondaires du racisme et de la discrimination raciale.

Dans quelle région résidez-vous ?

Montréal

Stéphanie, GERMAIN

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Quels moyens faut-il mettre en place pour améliorer/optimiser l’adaptation des nouveaux immigrants dans le pays d’accueil ?

Bonjour. J’aimerais savoir ce qui fait que certains immigrants s’adaptent mieux que d’autres. Le but est de pouvoir utiliser ce qui fonctionne et améliorer les chances d’épanouissement dans le pays d’accueil. Merci !

Comment avez-vous été sensibilisé ou sensibilisée à ce sujet ? Avez-vous une expérience reliée à ce sujet, que ce soit dans vos activités professionnelles ou personnelles ?

Mon constat est qu’il y a des personnes, même après des années au Québec, qui ont de la difficulté à se faire une place dans la société. Comment mieux les outiller ?

Dans quelle région résidez-vous ?

Capitale-Nationale

Gracia, BAHATI

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Comment l’entrepreneuriat pourrait contribuer à l’insertion des femmes qui ont immigrées au Québec ?

Nous avons un intérêt pour les recherches sur le sujet, que nous n’avons pas nécessairement le temps de lire et qui ne sont pas toujours présentées sous un format qui peut nous rejoindre. Le partenariat avec des chercheurs pourrait permettre des échanges plus soutenus et plus faciles avec les chercheurs et aussi une « coconstruction » des connaissances et développement de solutions dans le cadre d’un projet de recherche, recherche-action.

Ainsi pour notre Collectif des femmes immigrantes du Québec (CFIQ) il serait intéressant d’identifier l’importance relative des facteurs personnels (sentiment de compétence, peur de l’échec, etc.) ainsi que les facteurs sociétaux (réseaux, discrimination, etc.) favorisant l’entrepreneuriat, afin de proposer une alternative à l’intégration du marché du travail aux femmes immigrantes, soit le développement d’un projet entrepreneurial. Un projet de recherche permettrait de comprendre les particularités du processus entrepreneurial chez les femmes immigrantes, à la fois chez des femmes immigrantes qui envisagent l’entrepreneuriat comme mode d’insertion ou de retour sur le marché du travail, et chez d’autres qui ont créé leur entreprise. Ces femmes entrepreneures immigrantes sont souvent très mobilisées par la perspective de transmettre leur expérience pour faciliter l’entrepreneuriat chez d’autres (par exemple Mme Aoura Bizzarri compte parmi les fondatrices du collectif), et les groupes intervenant sur l’entrepreneuriat au féminin sont aussi très mobilisés pour le groupe des femmes immigrantes. Le potentiel de mobilisation semble favorable pour une telle recherche, à la fois chez les groupes de femmes, les groupes d’employabilité et les groupes favorisant l’entrepreneuriat, comme chez les groupes et ministères s’intéressant à l’intégration des immigrants.

Comment avez-vous été sensibilisé ou sensibilisée à ce sujet ? Avez-vous une expérience reliée à ce sujet, que ce soit dans vos activités professionnelles ou personnelles ?

Oui, je travaille depuis plus de 15 ans, au Collectif des femmes immigrantes du Québec, dans le domaine de l’employabilité des femmes immigrantes. Je suis également responsable du Centre des femmes dont la mission est l’autonomisation, l’empowerment des femmes immigrantes.

Dans quelle région résidez-vous ?

Montréal

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Éducation

Quels sont les impacts de la violence conjugale sur la socialisation et le développement psychosocial des jeunes garçons âgés entre 10 à 17 ans ?

La violence conjugale, le processus de socialisation et le développement psychosocial des jeunes adolescents sont des sujets qui m’intéressent grandement. Ils constituent, de nos jours, des problématiques qui occupent non seulement une place de grande envergure dans les débats publics, mais aussi participent à la (re)structuration de la vie politique, sociale et culturelle du Québec. Alors, il me semble fondamental de chercher à comprendre les impacts de la violence conjugale sur la socialisation et le développement psychosocial des jeunes garçons, surtout ceux issus de milieux défavorisés et de communautés ethnoculturelles.

Comment avez-vous été sensibilisé ou sensibilisée à ce sujet ? Avez-vous une expérience reliée à ce sujet, que ce soit dans vos activités professionnelles ou personnelles ?

L’impact de la violence conjugale sur le processus de socialisation et le développement psychosocial des jeunes adolescents est un sujet qui me tient à cœur en tant qu’un intervenant à l’organisme Maison D’Haïti dans le cadre d’un programme dénommé « Projet Gars » dont l’objectif consiste à accompagner de jeunes garçons à travers leur adolescence dans le but de les encourager à entretenir des relations saines tout en défendant les rapports égalitaires dans la perspective de redéfinition de l’identité masculine.

Dans quelle région résidez-vous ?

Montréal

Orlando, CEIDE

cpprojetgars@mhaiti.net

Comment se crée la motivation intrinsèque chez les adolescents du secondaire afin d’identifier les moyens et stratégies pour les aider à la développer ?

Notre équipe-école a mis en place son projet éducatif. Nous observons que notre enjeu sur l’importance de développer la motivation chez tous les élèves est difficile à atteindre. Nous constatons avec la pandémie, surtout avec l’enseignement en ligne, que certains élèves ont un plus haut taux d’absentéisme. De plus, l’écart de réussite entre les élèves inscrits en classe régulière et ceux inscrits dans les programmes particuliers est en augmentation. Le contexte actuel nous confirme que les enjeux liés au projet éducatif de notre école sont bien réels. Plus que jamais nous devons soutenir l’engagement des élèves. L’élève doit être au cœur de sa réussite éducative et pour ce faire, nous aimerions connaître les moyens et les stratégies afin de mieux les outiller.

Comment avez-vous été sensibilisé ou sensibilisée à ce sujet ? Avez-vous une expérience reliée à ce sujet, que ce soit dans vos activités professionnelles ou personnelles ?

Je suis une professionnelle de l’enseignement et malgré mes lectures en lien avec la question, je trouve très difficile de soutenir la motivation intrinsèque de nos élèves surtout avec la situation actuelle.

Dans quelle région résidez-vous ?

Centre-du-Québec

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Comment rendre le jeu libre autodirigé accessible à nos enfants d’âge scolaire ?

Depuis la naissance de ma fille, je me suis intéressée aux différentes alternatives éducatives pour pouvoir respecter son rythme et sa volonté naturelle d’apprendre. Je me suis également intégrée à des communautés d’entraide d’« école-maison » où le jeu libre autodirigé est grandement valorisé pour permettre à l’enfant d’apprendre et de développer ses capacités motrices, intellectuelles et relationnelles. Je voudrais savoir ce qui devrait être accompli au Québec pour réduire les obstacles, notamment imposés par les programmes scolaires, pour que les enfants d’âge scolaire aient accès au jeu libre autodirigé. Comment respecter le droit des enfants et des jeunes à jouer librement, peu importe le statut économique, le quartier, la couleur de peau ou l’ascendance ethnoculturelle ? Comment faire pour que le jeu libre autodirigé soit reconnu comme un moyen d’apprentissage centré sur l’innovation et la créativité, essentiel pour la santé mentale et l’épanouissement émotionnel, pour le bien-être physique, social et cognitif de nos enfants et nos jeunes ?

Comment avez-vous été sensibilisé ou sensibilisée à ce sujet ? Avez-vous une expérience reliée à ce sujet, que ce soit dans vos activités professionnelles ou personnelles ?

Je suis maman d’une petite de 4 ans. Je constate que le jeu libre autodirigé et l’accès à la nature sont essentiels à la bonne santé mentale, émotive, sociale et physique de ma fille. Elle fréquente en ce moment une « école en forêt ». Ma fille s’épanouit et grandit bien. Elle atteindra bientôt l’âge scolaire. Je vois bien que plusieurs obstacles viendront considérablement entraver son accès au jeu libre autodirigé et à la nature, principalement à cause de certaines stratégies mises en place par les centres de services scolaires et les municipalités. Notre système d’éducation valorisant la compétition plutôt que la collaboration, la surveillance plutôt que l’accompagnement, les notes plutôt que les compétences, le programme plutôt que le rythme de l’enfant, l’autorité plutôt que la démocratie, accorde très peu d’importance au jeu libre autodirigé.

Dans quelle région résidez-vous ?

Estrie

Janette, MUJICA

mujica.janette@gmail.com

Quelles seraient les conditions idéales afin de motiver les intervenants spécialisés afin de limiter les départs et augmenter la rétention?

— Grille de classification selon les services en temps et monétaire pour déterminer le ratio accompagnatrice/enfants (identifier les tâches invisibles, ergonomiquement, compétences…) – Comment faire en sorte d’obtenir des formations continues qui seraient reconnues en avantage (salaire, congé, nombre d’heures, etc.) Comment faire pour diminuer les départs ? Comment faire pour maintenir les employés en poste ?

Comment avez-vous été sensibilisé ou sensibilisée à ce sujet ? Avez-vous une expérience reliée à ce sujet, que ce soit dans vos activités professionnelles ou personnelles ?

Une membre de C.A. de notre organisme est chercheuse. Je suis également directrice générale d’un organisme pour soutenir les familles d’enfants handicapées et maman d’un enfant autiste.

Dans quelle région résidez-vous ?

Montérégie

Isabelle, CORBEIL

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Est-ce que les pédagogies dites « alternatives » donnent de meilleurs résultats dans le primaire et secondaire, et, si oui, est-ce qu’une serait applicable au niveau provincial ?

Étant donné les faibles résultats, le taux d’absentéisme et de décrochage au primaire comme au secondaire au Québec, peut-on espérer mieux en regardant les méthodes dites alternatives (Montessori, Waldorf-Steiner, Decroly, etc…). Si oui, serait-il possible — et quels seraient les moyens nécessaires — de les mettre en place au niveau provincial ?

Comment avez-vous été sensibilisé ou sensibilisée à ce sujet ? Avez-vous une expérience reliée à ce sujet, que ce soit dans vos activités professionnelles ou personnelles ?

J’ai toujours eu de l’intérêt pour le partage des connaissances. J’ai moi-même eu de piètres résultats scolaires, mais n’ai jamais cessé d’être curieux. Aussi, je suis formateur comme menuisier depuis plusieurs années, et j’ai pu constater l’efficacité de certaines méthodes contrairement à d’autres.

Dans quelle région résidez-vous ?

Centre-du-Québec

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Environnement (écosystèmes, pollution, faune et flore)

Quelle est la qualité de l’air intérieure et extérieure dans le Vieux-Québec ?

Quelle est la qualité de l’air intérieure et extérieure dans le Vieux-Québec ? Est-il possible de cartographier la qualité de l’air pour l’ensemble du quartier historique avec des appareils de mesures modernes, mais peu coûteux ? Comment est-ce que ces outils de mesure abordables se comparent à des outils plus sophistiqués ? Comment se compare la pollution de l’air intérieure et extérieure ? Est-ce qu’il y a statistiquement une corrélation entre habiter le Vieux-Québec et certaines maladies causées par la pollution de l’air ?

Comment avez-vous été sensibilisé ou sensibilisée à ce sujet ? Avez-vous une expérience reliée à ce sujet, que ce soit dans vos activités professionnelles ou personnelles ?

J’ai acheté un condo dans une maison datant de 1870 dans le Vieux-Québec. Le bâtiment étant ancien, il a été construit à un moment où les normes de construction n’existaient pas, surtout en termes de qualité de l’air. Les rénovations subséquentes et la transformation en condo se sont opérées à l’intérieur du squelette de l’habitation existante. Il n’y a pas de système de circulation de l’air ni d’évacuation de l’air de la cuisine. De plus, étant en basse-ville sur Saint-Paul à côté d’une station d’essence, de foyers de combustion au bois et près d’un quartier industriel et portuaire, je suis inquiet des polluants atmosphériques locaux.

Dans quelle région résidez-vous ?

Capitale-Nationale

Ricky, NG-ADAM
ricky@drave.dev

Vaut-il mieux nettoyer ses rouleaux de peinture ou les jeter ?

J’aimerais savoir quels comportements responsables (ou du moins, le moins dommageable possible pour l’environnement) je peux adopter. Je me pose souvent ces questions : vaut-il mieux local non emballé ou bio, importé et emballé ? Comprendre ou avoir une vue d’ensemble des cycles de vie et savoir repérer les indices qui m’aident à choisir.

Comment avez-vous été sensibilisé ou sensibilisée à ce sujet ? Avez-vous une expérience reliée à ce sujet, que ce soit dans vos activités professionnelles ou personnelles ?

Je me suis lancée dans la rénovation de ma maison en septembre dernier et chaque jour apportait son lot de défis… Une amie est venue nous aider la semaine passée et nous nous sommes posées cette question.

Dans quelle région résidez-vous ?

Capitale-Nationale

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Est-ce que les jarres d’irrigation en terre cuite que l’on enterre pour irriguer les cultures, appelé communément Ollas*, sont une phytotechnologie adaptée au climat nordique ?

Irrigation racinaire par capillarité d’une jarre en terre cuite

Comment avez-vous été sensibilisé ou sensibilisée à ce sujet ? Avez-vous une expérience reliée à ce sujet, que ce soit dans vos activités professionnelles ou personnelles ?

Je fabrique des jarres en terre cuite pour irriguer mon potager, cela me permet d’économiser l’eau, ça rend mes cultures plus autonomes, moins de mauvaises herbes et de maladies fongiques.

Dans quelle région résidez-vous ?

Montréal

*Le Ollas est un système d’irrigation ancestrale, fait à la main, en poterie, ressemblant à une jarre. On l’enterre dans les plantes et les potagers, on le rempli d’eau et on met un bouchon. La terre des cultures est ainsi irriguée par capillarité du pot en terre cuite selon le besoin.

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Pourquoi est-ce que les oiseaux de proie sont si nombreux cette année à Québec ?

Les oiseaux de proie sont en quantités importantes le long du fleuve Saint-Laurent cette année. Est-ce en lien avec les changements d’habitudes des gens durant la pandémie ? Où une augmentation de leurs proies ? Où une amélioration de leurs habitats ?

Comment avez-vous été sensibilisé ou sensibilisée à ce sujet ? Avez-vous une expérience reliée à ce sujet, que ce soit dans vos activités professionnelles ou personnelles ?

J’ai commencé à faire de la photographie d’oiseaux cette année et j’ai entendu beaucoup de commentaires comme quoi les oiseaux de proie sont beaucoup plus présents. Je suis aussi biologiste aquatique (sans doctorat) et j’apprends sur les oiseaux pour la première fois et je me questionne au sujet de cette différence de comportement des oiseaux de proie.

Dans quelle région résidez-vous ?

Chaudière-Appalaches

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Comment les aires de répartition des espèces d’insectes aquatiques ont-elles changé à travers les dernières décennies ?

Avec les changements climatiques et la disparition d’étang et marécages, voir la baisse d’insectes aquatiques qui sont la nourriture de plusieurs oiseaux, mammifères et poissons. En participant dans un milieu de la recherche et avec une démarche scientifique pour en apprendre plus sur ma question et le milieu de la recherche.

Comment avez-vous été sensibilisé ou sensibilisée à ce sujet ? Avez-vous une expérience reliée à ce sujet, que ce soit dans vos activités professionnelles ou personnelles ?

Entomologiste amateur, passionner d’insecte aquatique. L’écoute et suivi des webinaires sur les insectes aquatiques et l’identification d’insecte aquatique comme projet personnel.

Dans quelle région résidez-vous ?

Laurentides

Sylvain, THERIAULT

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Quel est le potentiel de production commerciale de chitosane à partir des champignons sauvages les plus communs du Québec ?

Le chitosane est un polysaccharide dérivé de la chitine qui est très recherché dans plusieurs industries. Vu l’abondance de champignons sauvages au Québec, il me semble intéressant d’évaluer la concentration en chitine des espèces fongiques les plus communes et d’évaluer le potentiel d’extraction de chitosane de ceux-ci.

Comment avez-vous été sensibilisé ou sensibilisée à ce sujet ? Avez-vous une expérience reliée à ce sujet, que ce soit dans vos activités professionnelles ou personnelles ?

Je m’intéresse depuis plusieurs années aux champignons sauvages et je me suis dernièrement intéressé plus particulièrement à la chitine, présente dans la paroi cellulaire des champignons. Plusieurs personnes ont rapporté de l’inconfort, de l’intolérance aux champignons et des malaises gastro-intestinaux assez persistants. Je me suis alors demandé pourquoi certains pouvaient devenir très malades après avoir consommé des champignons pourtant réputés comestibles alors que d’autres en mangent sans problème. Mes lectures me portent à croire que la chitine est possiblement en cause dans bien des cas. L’être humain n’assimile pas naturellement la chitine. Le corps a besoin de produire des enzymes pour la détruire. Cette production d’enzyme est parfois grandement défaillante, ce qui fait que le consommateur peut être incommodé. Mes lectures sur la chitine m’ont donc amené à me questionner au sujet du chitosane et sur la possibilité d’en produire au Québec à partir des champignons sauvages. Une grande partie du chitosane actuellement produite utilise la carapace des crustacés, une ressource beaucoup plus vulnérable et moins renouvelable que les champignons. C’est donc une alternative vraiment intéressante qui vaut la peine d’être explorée davantage.

Dans quelle région résidez-vous ?

Abitibi-Témiscamingue

Jonathan, JENSEN-LYNCH

jensenlynch@hotmail.com

Les nettoyants faits maison sont-ils à la fois efficaces et sécuritaires ?

Plus précisément : est-ce que le mélange de certains ingrédients dit « naturels » peuvent générer des vapeurs toxiques, un danger pour la peau et pour les enfants si le nettoyant n’était pas entreposé de façon sécuritaire, etc. ? Devant la multiplication des recettes et des publications sur les réseaux sociaux, je me demande s’il y a des recettes de nettoyants faits maison qui sont meilleures que d’autres. Au niveau de la désinfection, de la sécurité, de l’environnement, etc.?

Comment avez-vous été sensibilisé ou sensibilisée à ce sujet ? Avez-vous une expérience reliée à ce sujet, que ce soit dans vos activités professionnelles ou personnelles ?

Aujourd’hui, les nombreuses publications sur les réseaux sociaux, combinés aux recettes de nos grands-mères sont faites souvent avec du vinaigre, du bicarbonate de soude, du borax, des pelures d’agrumes, etc. J’aimerais savoir d’une part, si ces recettes peuvent réellement remplacer les produits commerciaux. D’autre part, j’aimerais comprendre les fondements d’un produit nettoyant. Car j’ai déjà fabriqué un produit nettoyant avec du vinaigre et des pelures d’orange et il fonctionne bien pour le lavage des mains. Mais, comme il ne mousse pas alors, je me demande s’il est vraiment efficace comme désinfectant.

Dans quelle région résidez-vous ?

Nord-du-Québec

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Comment identifier les espèces de moustiques en contact avec l’Homme au Québec ?

Comment déterminer quelles espèces de moustiques sont présentes proche des lieux fréquentés par l’homme (habitations, parcs, etc.) pour pouvoir ainsi connaître les pathogènes auxquels l’Homme peut être exposé (virus du Nil, etc.) ?

Comment avez-vous été sensibilisé ou sensibilisée à ce sujet ? Avez-vous une expérience reliée à ce sujet, que ce soit dans vos activités professionnelles ou personnelles ?

Ayant grandi au Brésil, j’ai toujours été informé des risques que les moustiques peuvent avoir sur la santé, tels qu’en transmettant le virus causant le Zika. Je suis au courant que la communauté scientifique sait déjà que les pathogènes transmis sont souvent associés à une seule espèce de moustique.

Dans quelle région résidez-vous ?

Montréal

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Comment est-ce que nos biais cognitifs peuvent influencer nos comportements écoresponsables et agir comme levier pour la transition socioécologique ?

Nous avons tous et toutes des biais cognitifs inconscients, des incohérences ou une sorte de décalage entre ce que nous savons au sujet des enjeux sociaux et environnementaux et les gestes que nous posons quotidiennement. Personne ne peut se targuer d’être parfait en matière de comportements écoresponsables. Il arrive que nos biais cognitifs agissent comme freins à nos changements de comportements. Par exemple, on se sent réconforté par certaines pensées populaires ou certaines études qui valident nos choix en matière de consommation, d’alimentation ou de transport, et on évite ainsi de faire des changements plus profonds dans nos vies. Par contre, il nous arrive parfois d’avoir des prises de conscience et de réaliser que certains de nos comportements ne sont pas cohérents avec nos valeurs. On peut alors agir et modifier certaines de nos habitudes. Ce qui m’intéresse en particulier est de savoir si le fait de prendre conscience de nos biais et incohérences en matière de protection de l’environnement peut vraiment nous amener à nous dépasser, à aller plus loin dans nos actions de transition individuelle. Aussi, est-ce que ces prises de conscience individuelles peuvent agir comme levier dans une démarche de transition collective ? Selon moi, il y a dans ces questionnements des éléments qui pourraient être intéressants à approfondir et à explorer avec l’aide de la recherche. Il existe une grande diversité d’enjeux sur lesquels nos biais cognitifs ont une influence. Par exemple, à la suite de la récente mise en lumière d’événements concrets et bouleversants, plusieurs ont réalisé que leurs croyances sur les réalités autochtones et l’histoire de notre territoire relevaient en fait de nos biais. Comment est-ce que ces prises de conscience peuvent nous aider à agir différemment et à aller plus loin ? Surtout, qu’en est-il si l’on considère plus spécifiquement les enjeux en matière de transition socioécologique ? Est-ce que nos prises de conscience individuelles peuvent petit à petit créer un mouvement collectif ? Faut-il utiliser nos expériences personnelles pour influencer positivement les autres et, le cas échéant, quelles sont les meilleures façons d’y parvenir ? Est-ce que ça passe par l’action ou plutôt par la discussion et la sensibilisation ? Je pense qu’une partie de la réponse doit venir dans une culture qui valorise l’humilité davantage que la culpabilité en matière de changements de comportements. J’ai l’impression aussi qu’il faut valoriser et améliorer la visibilité dans les démarches individuelles entreprises pour les faire croître.

Comment avez-vous été sensibilisé ou sensibilisée à ce sujet ? Avez-vous une expérience reliée à ce sujet, que ce soit dans vos activités professionnelles ou personnelles ?

J’avais des habitudes de transport qui ont fini par créer un décalage entre mes valeurs et mes comportements. Lors d’un voyage en avion pour mon travail, je me suis vue trimballant ma tasse réutilisable et j’ai trouvé ça ridicule, par rapport à l’impact environnemental de ma tasse versus les GES émis par l’avion. Je me suis ensuite mise à détecter les nombreuses incohérences dans ma propre vie et cela a créé une forte dissonance en moi. Ce décalage a agi comme moteur de changement, mais il en est aussi resté une réflexion : est-ce que les personnes autour de moi ont des prises de conscience similaires ? Comment cette dissonance désagréable peut-elle servir à influencer les autres positivement, sans tomber dans le sermon ni la leçon ? Est-ce que cette expérience peut servir à quelque chose de plus grand que moi ? Mes expériences professionnelles sont centrées autour de projets de développement international et local. Je suis aussi impliquée au sein de mon quartier et dans le Grand dialogue pour la transition au Saguenay–Lac-Saint-Jean. Je crois en ce genre de projets qui permettent de faire avancer les choses, ensemble. J’accorde beaucoup d’importance à certaines valeurs, comme l’appartenance à la communauté et l’engagement citoyen. Cela fait partie de mon identité et agira comme catalyseur de ma curiosité comme citoyenne chercheuse.

Dans quelle région résidez-vous ?

Saguenay–Lac-Saint-Jean

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Peut-on concevoir un budget de ressources à allouer à la construction/rénovation pour respecter les limites écologiques ?

Étant technologue en architecture, je me demande encore à partir de quel seuil on peut considérer une construction comme étant « écologique ». Il me semble que pour pouvoir affirmer être écologique, il faudrait pouvoir savoir si un projet respecte les limites des écosystèmes. Il nous manque un barème pour pouvoir allouer à chacun un « budget de ressources » afin d’évaluer si notre habitation, par exemple, respecte ces limites. J’imagine un outil budgétaire inspiré du concept d’empreinte écologique, développé par le Global Footprint Network, qui évalue la part de ressources disponibles pour chacun en hectares bioproductifs, permettant d’évaluer l’impact relatif de certaines décisions importantes, telles que les choix en construction et en aménagement du territoire, à l’aune d’une unité commune et d’un seuil/« budget » disponible par personne. L’intérêt serait de 1. avoir un instrument ± objectif pour sous-peser les prétentions écologiques de chacun et 2. de conscientiser à la notion de limites absolues dans les questions écologiques.

Comment avez-vous été sensibilisé ou sensibilisée à ce sujet ? Avez-vous une expérience reliée à ce sujet, que ce soit dans vos activités professionnelles ou personnelles ?

J’ai, depuis l’enfance, une sensibilité à la question environnementale. Ça reste une question encore non résolue pour moi, de savoir ce qui serait un mode de vie écologique. Je me suis d’ailleurs orienté dans le bâtiment avec le désir de contribuer à la construction écologique. Cependant, que ce soit au cours de ma formation ou maintenant dans ma pratique, la question reste entière. Chacun y va de ses prétentions écologistes, mais l’on manque de moyens d’évaluer une option par rapport à une autre, et encore moins un projet dans son ensemble.

Dans quelle région résidez-vous ?

Montréal

Sean Olivier, PARENT

osoleilbleu@gmail.com

Quels peuvent être les impacts de certaines bactéries/enzymes (utilisés pour traiter les eaux usées de certaines municipalités) sur la faune et la flore des lacs et cours d’eau ?

Il existe des documents (articles, rapports) qui montrent que des espèces bactériennes peuvent réduire la présence des cyanobactéries dans les lacs et réduire certains des effets néfastes de l’eutrophisation. Quel est l’impact de ces traitements bactériens sur les nutriments et l’écologie (la faune et la flore) d’un lac, à court terme, mais aussi à long terme ??

Comment avez-vous été sensibilisé ou sensibilisée à ce sujet ? Avez-vous une expérience reliée à ce sujet, que ce soit dans vos activités professionnelles ou personnelles ?

J’habite au bord d’un petit lac. Il y a des cyanobactéries. Les bassins de rétention de la municipalité sont traités avec certaines bactéries.

Dans quelle région résidez-vous ?

Estrie

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Génie des matériaux, technologie, informatique

Pourquoi les concentrateurs d’oxygène maison n’ont-ils pas de silencieux ?

J’aimerais savoir pourquoi les chercheurs ou ingénieurs n’ont pas encore réalisé que 2 concentrateurs d’oxygène utilisés dans une habitation résidentielle peuvent faire autant de bruit et que personne n’a pensé à mettre des silencieux sur ses machines que le patient doit utiliser 24/24. Ce bruit est infernal !

Comment avez-vous été sensibilisé ou sensibilisée à ce sujet ? Avez-vous une expérience reliée à ce sujet, que ce soit dans vos activités professionnelles ou personnelles ?

Mon conjoint est atteint de fibrome pulmonaire. Il doit utiliser 2 concentrateurs pour sa survie. Toute la famille doit endurer ce bruit pour le maintenir à domicile !

Dans quelle région résidez-vous ?
Estrie

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Quel type de bois d’ingénierie serait à privilégier pour le revêtement extérieur dans les habitations ?

Avec la variété impressionnante de matériaux disponible sur le marché, il peut être difficile de faire un choix lors d’un projet de construction ou de rénovation. Les bois composites et les Fibrociments sont des matériaux d’intérêt dans les structures extérieures pour leur durabilité et leur propriété ignifuge et hydrofuge permettant d’être résistant à la moisissure. J’ai récemment lu des articles sur le traitement de phosphorylation du bois qui lui permettrait d’avoir des propriétés ignifuges. Je me demandais si le bois phosphorylé pourrait être un produit de construction innovant capable de compétitionner les produits déjà sur le marché. Pour faire un choix éclairé, il serait intéressant de comparer ces matériaux en fonction du coût de production, de leur aspect écologique et leur qualité.

Comment avez-vous été sensibilisé ou sensibilisée à ce sujet ? Avez-vous une expérience reliée à ce sujet, que ce soit dans vos activités professionnelles ou personnelles ?

Je suis présentement dans le domaine de la construction/rénovation et je m’intéresse aux matériaux innovants et écologiques. J’ai moi-même beaucoup d’intérêt à privilégier des matériaux fabriqués à partir de co-produits ou de matière recyclée. J’aimerais en apprendre davantage sur ce sujet afin de conseiller les propriétaires dans le choix des matériaux à utiliser, mais aussi à leur faire prendre conscience de l’impact environnemental de ceux-ci.

Dans quelle région résidez-vous ?

Mauricie

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Pourquoi les couteaux doivent-ils être forgés ?

On voit beaucoup d’entreprises qui offrent diverses qualités et divers modèles de couteaux pour des applications particulières. Des couteaux de chef, en passant par les couteaux à filet, les lames de cuisine sont mes outils quotidiens en tant que chef cuisinière. J’aimerais donc comprendre la relation entre le procédé de fabrication des couteaux de cuisine et qu’est-ce que ça prend pour obtenir une propriété comme la pliabilité.

Comment avez-vous été sensibilisé ou sensibilisée à ce sujet ? Avez-vous une expérience reliée à ce sujet, que ce soit dans vos activités professionnelles ou personnelles ?

Par ma profession, j’utilise les couteaux de cuisine au quotidien. J’ai eu la chance d’essayer et d’utiliser de nombreuses lames faites à la main par des artisans d’ici et d’ailleurs. Je suis donc naturellement curieuse par le processus de fabrication.

Dans quelle région résidez-vous ?

Estrie

Caroline MC CANN

info@carolinemccann.ca

Comment remplacer les caroténoïdes synthétiques par des caroténoïdes naturelles de de manière efficace et durable?

En effet, selon ma compréhension, les caroténoïdes, utilisés dans l’industrie notamment pour leurs propriétés de colorants, sont actuellement produits par voie chimique. Or, la demande de pigments d’origine biologique commence à croître du côté des consommateurs. Cependant, la production biotechnologique des caroténoïdes n’est pas compétitive par rapport à la synthèse chimique, en raison des coûts. Avec ma question, je voudrais savoir comment remplacer cette production chimique par une production biotechnologique des caroténoïdes, de manière efficace et durable.

Comment avez-vous été sensibilisé ou sensibilisée à ce sujet ? Avez-vous une expérience reliée à ce sujet, que ce soit dans vos activités professionnelles ou personnelles ?

J’ai été sensibilisée par la lectures d’articles et de commentaire; Je n’ai pas d’expérience liée au sujet de la biotechnologie.

Dans quelle région résidez-vous ?

Capitale-Nationale

Arina, IONEL

arinaionel@gmail.com

Serait-ce possible de créer de l’électricité à partir des aurores polaires visibles dans le nord du Québec ?

Au Québec, les phénomènes d’aurores polaires sont récurrents, spécialement au Nunavik. Ces rideaux de couleurs extravagants illuminent le paysage au nord de la province avec une fréquence exceptionnelle. Ces spectacles optiques apparaissent dans la haute atmosphère et sont causés par des particules provenant du soleil qui interagissent avec le champ magnétique terrestre. De ce que je comprends, ces milieux « rayonnants » sont communément appelés des « plasmas » et représentent le « quatrième état de la matière » après les solides, les liquides et les gaz. Dans ce contexte, je me pose la question suivante : est-ce que les particules et les rayonnements énergétiques impliqués dans ces phénomènes de plasmas représentent une source d’énergie importante ? Pourraient-ils être récupérés et stockés ? Est-ce que les aurores polaires pourraient être une source d’énergie « alternative » pour alimenter en électricité les communautés autochtones vivantes dans ces régions loin des milieux urbains ?

Comment avez-vous été sensibilisé ou sensibilisée à ce sujet ? Avez-vous une expérience reliée à ce sujet, que ce soit dans vos activités professionnelles ou personnelles ?

D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours été intéressé par ce qui se passe au-dessus de nos têtes. Astronome amateur depuis plusieurs années, j’aime observer et photographier différents spectacles célestes. Les phénomènes optiques des aurores polaires m’ont toujours captivé et j’ai déjà passé plusieurs nuits à les photographier. Comme la beauté de la nature ne devrait pas être réservée qu’à certains privilégiés, je suis impliqué dans un club d’astronomie et j’aime vulgariser et partager mes meilleurs clichés sur mon site com ou dans mon livre « Les yeux tournés vers le Ciel ». Pendant ces longues attentes nocturnes, j’ai pu lire et écouter des explications décrivant le phénomène de création de ces couleurs extraordinaires dans notre ciel. Aujourd’hui, de manière similaire aux panneaux photovoltaïques, je me demande si l’on pourrait récupérer cette énergie naturelle et la stocker quelque part pour d’éventuels utilisateurs du Grand Nord du Québec. Cependant, je n’ai aucune expérience dans le domaine de la physique ou de l’électricité et ces spectacles célestes restent, pour moi, encore très mystérieux. Une collaboration avec un chercheur spécialisé serait une occasion rêvée pour comprendre un peu plus ces phénomènes si chers à mon cœur.

Dans quelle région résidez-vous ?

Capitale-Nationale

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vegacrqc@hotmail.com

Philosophie, droit, art

Comment nos stéréotypes et nos biais de confirmation ont-ils contribué à l’hégémonie de l’espèce humaine ?

Des fois, je pense à l’évolution du vivant et je me dis que, tout ce que nous (comme espèce) sommes, est le résultat de la sélection naturelle. Alors, nos comportements, aussi, font partie du résultat de milliers d’années d’évolution. Par exemple, lorsqu’une chenille se camoufle pour ressembler à un serpent, elle ne choisit pas le serpent le plus venimeux pour faire fuir ses prédateurs. Le prédateur voit un serpent et il s’enfuit, peu importe l’espèce du serpent. Bref, en quoi nos stéréotypes ont-ils contribué à l’hégémonie de l’être humain ? Selon la philosophie naturaliste, l’homme étant un animal il agit comme tel. Ainsi, nos comportements sont régis par nos pulsions animales. Partant de ce postulat et de la théorie de l’évolution, comment nos stéréotypes et nos biais de confirmation ont-ils contribué à l’hégémonie de l’espèce humaine ?

Comment avez-vous été sensibilisé ou sensibilisée à ce sujet ? Avez-vous une expérience reliée à ce sujet, que ce soit dans vos activités professionnelles ou personnelles ?

Je lis souvent Hobbes, Shopenhauer, Neitzshe et Machiavel. Ils sont plutôt naturalistes, ils parlent souvent des comportements humains.

Dans quelle région résidez-vous ?

Outaouais

Samuel, CANTAVE

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Le débiteur d’un contrat de cautionnement peut-il être désigné de façon générique ?

Cette question du domaine légal nécessiterait une réponse scientifique via la méta-analyse et le recueillement d’avis d’experts, de ministres, de politiques et de chercheurs en droit. La réponse à cette question éclaircira un flou en droit.

Comment avez-vous été sensibilisé ou sensibilisée à ce sujet ? Avez-vous une expérience reliée à ce sujet, que ce soit dans vos activités professionnelles ou personnelles ?

J’ai été sensibilisé, car j’ai un projet d’entreprise qui nécessiterait une telle clause et mon avocat est incapable de me certifier que c’est possible ou que c’est impossible que le débiteur d’un contrat de cautionnement ne puisse être défini de façon générique. Exemple personnel : « Les acheteurs de biens immobiliers ».

Dans quelle région résidez-vous ?

Estrie

Montérégie

Éric, BOUCHER

bouchereric0000@hotmail.com

Comment pouvons-nous simplifier la complexité ?

En fonction de la grande problématique des changements climatiques, nos sociétés devront de plus en plus faire face à diverses crises qui nécessiteront de travailler davantage en collaboration pour intégrer une diversité de perspectives. Comme plusieurs parties prenantes seront impliquées et que chacune des parties prenantes est porteuse d’une vision et d’une manière de travailler, on peut affirmer qu’il faudra arriver à œuvrer dans la complexité. Or, intégrer les notions d’incertitude, de non-linéarité, de lâcher-prise et de transdisciplinarité ne sera pas chose facile. Comment alors intégrer un mode de gestion complexe quand la plupart des gestionnaires ne sont pas formés à cette approche ? Comment développer des outils simples et non simplificateurs qui permettront une contribution des différents acteurs impliqués, et de s’appuyer sur l’intelligence collective du groupe ? Pour arriver à répondre à un tel défi, nous croyons au pouvoir de la vulgarisation et de la créativité pour développer une série de moyens conceptuels et visuels nous permettant de mieux naviguer dans la complexité.

Comment avez-vous été sensibilisé ou sensibilisée à ce sujet ? Avez-vous une expérience reliée à ce sujet, que ce soit dans vos activités professionnelles ou personnelles ?

Depuis 6 mois, j’ai commencé mes recherches sur la notion de complexité pour constater qu’il y avait peu d’outils pratiques et particulièrement en français. Après avoir développé des guides pratiques sur les sujets de l’impact et de la cocréation, j’ai décidé de m’attaquer à la complexité pour apporter une contribution québécoise. J’ai fait ma maitrise sur le sujet de la complexité au début des années 2000 et depuis 20 ans. La réflexion a cheminé, mais peu de personnes ont osé aborder cela de manière concrète.

Dans quelle région résidez-vous ?

Montréal

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Quels sont les impacts de la fiction sur le bien-être physique et mental (tous types de fictions confondus) sur les individus qui en consomment vs ceux qui n’en consomment pas ?

Quels sont les impacts de la fiction sur le bien-être physique et mental (tous types de fictions confondus théâtre, séries, romans, films, contes, improvisations, nouvelles…) sur les individus qui en consomment vs ceux qui n’en consomment pas ? Est-ce que se faire raconter des histoires peut forger la personnalité, les valeurs d’un individu, développer notre façon de percevoir le monde, notre bien-être général ? Est-ce que la consommation de produits culturels libère des hormones dans notre cerveau ? Est-ce que ces impacts sont quantifiables ? Est-ce que cela dépend des goûts de chacun ? Est-ce que tous les genres (comédie vs tragédie) ont le même effet ?

Comment avez-vous été sensibilisé ou sensibilisée à ce sujet ? Avez-vous une expérience reliée à ce sujet, que ce soit dans vos activités professionnelles ou personnelles ?

Je suis metteure en scène, autrice et médiatrice culturelle. Je suis une mordue de fiction. Je suis convaincue des bienfaits de la culture sur tout le monde. J’aimerais bien appuyer cette « foi » sur des faits avérés, scientifiques. Ça existe peut-être déjà…

Dans quelle région résidez-vous ?

Chaudière-Appalaches

Andréanne BÉLAND

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Politique et société

Le lieu de résidence d’un individu a-t-il un impact sur l’amélioration de sa situation économique à travers le temps ?

Le débat entre les différentes théories du privilège et l’idée classique du capitalisme semblent se contredire sur quels facteurs ont une influence sur l’amélioration de la situation économique d’une personne.

Cependant, les données sur de telles recherches sont manquantes au Québec. Le but de cette recherche serait de déterminer en premier lieu si la situation économique d’une personne riche s’améliore à la même vitesse, plus vite ou plus lentement que pour le reste de la société. La deuxième partie cherche à savoir si une personne avec une bonne situation financière voit sa situation s’améliorer plus vite, plus lentement ou à la même vitesse qu’une personne ayant de plus grandes difficultés financières dans le même quartier et ensuite quelqu’un avec une situation similaire dans un autre quartier.

Comment avez-vous été sensibilisé ou sensibilisée à ce sujet ? Avez-vous une expérience reliée à ce sujet, que ce soit dans vos activités professionnelles ou personnelles ?

J’ai été sensibilisé à ce sujet lorsque j’ai entendu parler de la politique de Redlining aux États-Unis qui était principalement une pratique raciale. Après quelques recherches, j’ai vu que deux articles qui parlent de la situation au Canada dont une seule qui en parle au Québec. Ces études démontrent la présence de cette politique, mais à un très faible niveau en lien plus avec la situation financière des individus que la situation raciale de ceux-ci.

Dans quelle région résidez-vous ?
Montérégie

Jean-Claude, MUGABA
mugaba.jeanclaude@outlook.com

Est-ce que la participation publique a des impacts sur la santé mentale des gens (Sentiment d’appartenance, d’accomplissement, de sécurité, etc.) ?

La participation publique est souvent examinée sur comment celle-ci peut avoir un impact sur la société de manière générale et sur les relations entre le gouvernement et la population. Je me demande si de telles études sont réalisées dans l’optique de comprendre comment les processus de participation publique ont un impact au niveau individuel, soit sur la santé mentale (et/ou globale) de la personne, sur son sentiment d’autoaccomplissement, d’intégration à la communauté, de sécurité par rapport à son environnement direct et indirect.

Comment avez-vous été sensibilisé ou sensibilisée à ce sujet ? Avez-vous une expérience reliée à ce sujet, que ce soit dans vos activités professionnelles ou personnelles ?

J’ai été sensibilisée à ce sujet de par la tendance que l’on voit actuellement par les gouvernements de mettre en place des dispositifs de participation publique. On parle souvent comment ceux-ci sont positifs pour la société, mais moins au niveau individuel. Lors de mon stage en administration publique je me suis intéressée à la gestion des parties prenantes et à l’acceptabilité sociale, que j’ai étudiée au niveau administratif et sociopolitique, mais jamais au niveau psychologique comme dans le cadre de cette question.

Dans quelle région résidez-vous ?

Montréal

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Doit-on regrouper les régimes de retraite municipaux et provinciaux pour un meilleur rendement financier comme en Ontario avec OMERS ?

Mettre en application la théorie des jeux (ou équilibre de Nash) avec une mise en situation dans laquelle chaque joueur (gestionnaire d’un régime de retraite de fonctionnaire municipal ou provincial) prévoit correctement le choix des autres et chaque joueur maximise son gain compte tenu de la prévisibilité des gains grâce à un seul et unique gestionnaire qui maximise les économies d’échelle. Faire une étude comparative de régime de retraite municipal géré par la Caisse de dépôt et placement du Québec par rapport à un régime de retraite municipal géré indépendamment comme celui de la Ville de Montréal. Estimer les gains potentiels si la totalité des régimes de retraite du secteur public et parapublic ainsi que des fonctionnaires provinciaux et municipaux était gérée par une seule institution qu’est la Caisse de dépôt et placement du Québec.

Comment avez-vous été sensibilisé ou sensibilisée à ce sujet ? Avez-vous une expérience reliée à ce sujet, que ce soit dans vos activités professionnelles ou personnelles ?

J’ai découvert que lorsqu’un régime de retraite des employés d’une société de transport en commun est déficitaire, la municipalité doit procéder à un règlement d’emprunt afin de renflouer en liquidité le régime de retraite alors que les frais d’intérêt lié à cet emprunt sont payés par l’ensemble des contribuables. J’ai trouvé incompréhensible que la Caisse de dépôt et placement du Québec gère la totalité des régimes de retraite des fonctionnaires provinciaux (RREGOP), mais de manière facultative les régimes de retraite des fonctionnaires municipaux comme celui de la Ville de Québec, mais pas la totalité des régimes de retraite des fonctionnaires municipaux à travers tout le Québec. En Ontario, dès le début des années 60, le gouvernement provincial a créé une institution (Ontario Municipal Employees Retirement System ou OMERS) qui regroupe obligatoirement tous les régimes de retraite des fonctionnaires provinciaux et des fonctionnaires municipaux sans exception afin de maximiser les économies d’échelle, pourquoi cette pratique n’existe pas au Québec ?

Dans quelle région résidez-vous ?

Montérégie

Pierre, SÉNÉCAL

pierresenecal@hotmail.com

Comment la participation citoyenne parmi notre système démocratique a-t-elle évoluée depuis les vingt dernières années?

Quels sont les phénomènes/événements qui l’ont rendue plutôt transparente ? Quels sont ceux qui l’ont rendue plus ou moins transparente ? Qu’est ce qui peut être et ne pas être fait pour la rendre davantage transparente, autant à l’échelle provinciale que municipale ? La transparence, le respect des normes environnementales, les inégalités socio-économiques, les stratégies de marketing, la participation des personnes morales parmi les marchés financiers, les investissements des agents moraux dans les cryptomonnaies, l’évasion fiscale, les droits des travailleurs, les groupes de pression, les parties prenantes, le fonctionnement bureaucratique, les groupes syndicaux, les actions collectives, tous ces sujets peuvent être liés à la question susmentionnée.

Comment avez-vous été sensibilisé ou sensibilisée à ce sujet ? Avez-vous une expérience reliée à ce sujet, que ce soit dans vos activités professionnelles ou personnelles ?

Je me suis penché sur la question durant mon activité synthèse en Sciences humaines (non complété), portant sur l’urbanisme parmi la Ville de Québec

Dans quelle région résidez-vous ?

Chaudière-Appalaches

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En quoi le fait de participer à des projets de recherche et de formation permet-il de miser sur les forces des citoyens et de reconnaître leur expérience de vie ?

Question : En quoi le fait de participer à des projets de recherche et de formation permet-il de miser sur les forces des citoyens et de reconnaître leur expérience de vie ? Je veux comprendre comment le fait de miser sur les forces des personnes dans différents projets permet de reconnaître leur valeur. Je veux également comprendre l’impact de leur implication dans leur vie, dans leur rétablissement et leur réinsertion sociale. En comprenant mieux ce sujet, il sera possible de trouver des moyens pour stimuler la participation des citoyens et de les impliquer à différents niveaux et dans différents projets.

Comment avez-vous été sensibilisé ou sensibilisée à ce sujet ? Avez-vous une expérience reliée à ce sujet, que ce soit dans vos activités professionnelles ou personnelles ?

Par une connaissance. En fait, j’ai été impliqué dans des projets et des comités qui visent à faciliter la participation des usagers (les personnes qui ont reçu ou reçoivent des services de santé ou sociaux) dans des projets de recherche ou de formation. Je n’ai jamais fait partie d’une équipe de recherche dans l’élaboration et la réalisation d’un projet. La bourse est une occasion pour moi de développer un projet de recherche et mieux comprendre les impacts de l’implication des personnes dans les projets où elles participent. Je trouverais cela très motivant. Je crois beaucoup à la participation des citoyens dans différents projets. Je suis personnellement impliqué dans différents projets et chaque année j’en mesure les impacts dans ma vie.

Dans quelle région résidez-vous ?

Estrie

Nicolas AUBÉ-LANCTÔT

info@foulosophe.com

Compte tenu de la fermeture des terrasses à 23 h en semaine et minuit en fin de semaine pourquoi arrêter les cadets et différentes patrouilles à 23 h ?

Compte tenu de la fermeture des terrasses à 23 h en semaine et minuit en fin de semaine pourquoi arrêter les cadets et différentes patrouilles à 23 h ?

Comment avez-vous été sensibilisé ou sensibilisée à ce sujet ? Avez-vous une expérience reliée à ce sujet, que ce soit dans vos activités professionnelles ou personnelles ?

J’observe que les incivilités débutent souvent à partir de cette heure-là.

Dans quelle région résidez-vous ?

Montréal

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Quel est l’événement unique, dans une vie humaine typique, qui a la plus forte incidence négative sur l’espérance de vie ?

Je m’intéresse à savoir quelle action, quel geste, quel choix de vie, quelle frasque de jeunesse ou événement traumatique réduit le plus la durée de vie d’une personne typique. La réponse à cette question est très socialement utile, considérant qu’il serait peut-être possible d’éliminer un des événements les plus dommageables dans la santé d’une personne typique, ajoutant des années de vie au niveau sociétal. Par exemple, si on découvre que le fait de fumer un joint en étant jeune, et ce, même si ce n’est qu’une seule fois, diminue l’espérance de vie d’environ 1 an, en moyenne, d’énormes gains temporels peut être fait par la population générale. Je pense que cette question est complexe, mais possède une multiplicité de répercussions importantes.

Comment avez-vous été sensibilisé ou sensibilisée à ce sujet ? Avez-vous une expérience reliée à ce sujet, que ce soit dans vos activités professionnelles ou personnelles ?

Je me suis demandé, en réfléchissant à mon plan de vivre longtemps, quel serait le seul et unique événement de ma vie que je pourrais éviter afin de maximiser mon temps sur Terre.

Dans quelle région résidez-vous ?

Capitale-Nationale

Montréal
Louis-Philippe, BATEMAN

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Quelle est l’influence de la participation citoyenne sur la mémoire collective des Québécois?

Quel est l’apport actuel et passé des sociétés d’histoire et associations de citoyens à la mémoire, à l’histoire et au patrimoine québécois ?

Comment avez-vous été sensibilisé ou sensibilisée à ce sujet ? Avez-vous une expérience reliée à ce sujet, que ce soit dans vos activités professionnelles ou personnelles ?

Membres de diverses sociétés d’histoire au fil des ans, ancien vice-président de la Fédération Histoire Québec.

Dans quelle région résidez-vous ?

Montréal

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Est-il possible de comprendre les rouages de la prise de décision collective à l’échelle d’un pays, par exemple pour l'instauration d'un Revenu de Base ?

Le revenu de base (RDB) n’est pas un nouveau concept. D’un bout du spectre politique à l’autre, il fait presque l’unanimité. Toutefois, peu d’endroits dans le monde vont de l’avant. Il est généralement reconnu que le RDB est un outil efficace de lutte à la pauvreté. Mais de plus en plus de voix s’élèvent pour dire que d’autres membres de la société pourraient en bénéficier. Entre autres, les artistes, les agriculteurs, les familles monoparentales, particulièrement les femmes, les personnes souhaitant effectuer une transition entre deux emplois ou changer de carrière, verraient leur vie simplifiée et améliorée. Les impacts d’un RDB sur la santé sont aussi un élément important qu’il faudrait mieux connaître. Même le monde de la recherche pourrait bénéficier d’un RDB permettant une saine distance entre recherche et bailleurs de fonds. La pandémie nous a fait voir à quoi ressemble un RDB avec la PCU. Comme pour plusieurs sujets liés à la pandémie, toutes sortes d’informations dont il est difficile d’extraire le juste du faux ont été véhiculées à son sujet. Puisque le RDB s’apparente à la PCU, l’information sur celle-ci a un impact sur la perception que se font les gens à propos du RDB. Plus le sujet du RDB devient populaire, plus cette complexité augmente. Même si du côté politique tant du côté plus conservateur que libéral on s’entend pour dire qu’une forme de RDB pourrait être bénéfique pour l’économie, le concept fait face à plusieurs obstacles dans la population. Le Québec chante toujours que la meilleure façon de tuer un homme, c’est de le payer à ne rien faire. Il me semble donc important de tenter d’organiser notre pensée sur le sujet. Ce qui m’intéresse, c’est la dynamique de prise de décision lorsque des instances politiques doivent se positionner face à un sujet aussi viscéralement touchant. J’aimerais comprendre comment fonctionne la prise de décision gouvernementale. Pouvoir la schématiser, la « voir » concrètement afin de mieux articuler un discours présentant un projet aussi large que le RDB et dont les impacts sont potentiellement très significatifs. Lorsqu’on lit sur l’histoire de l’assurance maladie universelle au Canada, de la proposition du CCF en 1944 jusqu’à son acceptation par toutes les provinces et territoires en 1972, on s’aperçoit que malgré la vision rassembleuse d’une société plus juste et plus humaine qu’avait Tommy Douglas (le « père » de l’assurance-maladie), plusieurs décennies se sont écoulées. Est-il possible de comprendre les rouages de la prise de décision collective à l’échelle d’un pays ? Et si oui, comment articuler une proposition afin qu’elle soit aussi clairement comprise que possible par les organisations en place ?

Comment avez-vous été sensibilisé ou sensibilisée à ce sujet ? Avez-vous une expérience reliée à ce sujet, que ce soit dans vos activités professionnelles ou personnelles ?

J’ai découvert le RDB par le biais de citoyen-nes dans les régions de l’Est (GÎM/BSL) que j’ai été invité à tester pendant un an. Toutefois, aucune méthodologie n’a été utilisée pour recueillir les résultats. Sans expérience en recherche, je n’ai pu collecter que des impressions de mon expérience, sans analyse. Malgré les bienfaits de cette année sur le RDB, je garde un souvenir amer quant à son utilisation pour faire avancer la recherche sur le sujet, ou simplement aider un projet concret de RDB à voir le jour. Ce n’est malheureusement pas la première fois que je me retrouve dans cette situation. Instigateur d’une monnaie complémentaire et d’un lieu de socialisation autogéré, malgré quelques démarches pour qu’un suivi scientifique soit fait dans chaque cas, ce fut impossible. Nous avons donc deux projets qui existent depuis six ans, dont un qui continue de fonctionner étrangement bien, sans qu’aucune collecte de données n’ait été faite. Ces projets pourraient servir d’exemples pour en inspirer d’autres, mais sans données et sans analyse, l’exercice devient une improvisation libre et potentiellement futile. Avoir accès à un-e chercheur-e me permettrait d’apprendre à mieux organiser ma pensée de manière à faciliter la collecte de données pour éventuellement pouvoir passer au suivant des projets potentiellement utiles socialement.

Dans quelle région résidez-vous ?

Bas-Saint-Laurent

Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine

Martin, ZIBEAU

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Quelles sont les archives de la grève de 2012 ?

En 2012, j’étais étudiante : mes semaines étaient ponctuées par des AG de grèves, des manifestations, des séances de piquetage. Dix ans plus tard, je réalise la portée de cet événement historique sans précédent. Entre-temps, certaines de ces associations étudiantes ont été dissoutes. Je me suis souvent demandé ce qu’il reste des productions artistiques et institutionnelles élaborées pendant le mouvement étudiant. Pensons à l’École de la montagne rouge à Montréal ou encore aux milliers de procès-verbaux d’associations étudiantes à travers le Québec. En l’absence d’archivistes, les archives non institutionnelles comme celles de la grève de 2012 éparpillées dans tout le Québec peuvent-elles être rassemblées ? Existe-t-il des chercheur•euses pour les colliger et les étudier ?

Comment avez-vous été sensibilisé ou sensibilisée à ce sujet ? Avez-vous une expérience reliée à ce sujet, que ce soit dans vos activités professionnelles ou personnelles ?

Mon parcours professionnel m’a emmenée à travailler pour deux communautés religieuses féminines où j’ai pu constater à quel point leurs archives sont bien préservées. Ces archives (livres de comptes, annales, correspondances, inventaires) conservent la mémoire de l’institution et leur conservation est bien dictée dans les constitutions de la communauté religieuse. C’est après avoir côtoyé les archives de communautés religieuses que je me suis préoccupée du sort des archives moins « officielles ».

Dans quelle région résidez-vous ?

Capitale-Nationale

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Quels sont les avantages et les limites des approches de co-construction ou descendantes pour faire émerger un projet collectif citoyen ?

En m’intéressant au leadership et aussi à comment améliorer cette compétence chez moi, j’en suis venu à être plus attentif aux personnes qui font preuve de leadership, ainsi qu’à ceux qui portent ou font avancer des projets. Je me suis ensuite intéressé à comment les projets peuvent être réalisés. Il y a certainement des contraintes techniques, de temps et de logistique dans tous les projets, mais j’ai remarqué que la personne qui porte le projet, ou qui en est responsable, affecte grandement les chances de succès. La méthodologie et le cadre dans lequel évolue le projet ont donc une incidence non négligeable sur l’issue du projet. Le sujet qui m’intéresse est la dualité entre les deux approches de développement de projet et d’organisation du travail, notamment dans le contexte d’élaboration de projets collectifs et citoyens. L’approche de co-construction semble plus axée sur la collaboration entre les intervenants, ce qui semble intuitivement être un choix plus adapté pour un projet collectif. L’approche descendante semble plus hiérarchique et linéaire dans la progression de l’ouvrage. Elle est aussi plus largement utilisée. Je veux approfondir ma compréhension de ces deux approches pour mieux œuvrer à des projets citoyens qui me tiennent à cœur. Des sous-questions autour de ce sujet seraient aussi très intéressantes à explorer. Par exemple : le concept de co-construction égale-t-il celui du leadership tournant ? Ou encore : Peut-il y avoir un leader, ou un porteur de projet, dans une démarche de co-construction ? Avec une meilleure compréhension des sujets entourant ma question, je pourrai faire un meilleur choix de méthodologie de travail pour mes projets déjà en cours d’une part. Et d’autre part, je pourrais mieux sélectionner une approche lorsque je veux mettre en place les conditions pour faire émerger des projets porteurs de sens dans l’espace citoyen.

Comment avez-vous été sensibilisé ou sensibilisée à ce sujet ? Avez-vous une expérience reliée à ce sujet, que ce soit dans vos activités professionnelles ou personnelles ?

Ayant toujours été sympathique aux causes environnementales. Au fil de mes implications, je me suis rendu compte que le travail collaboratif qui avait une visée plus partenariale me convenait mieux qu’un contexte s’inscrivant plus dans la confrontation. Au fil de mes lectures, principalement autour des sciences sociales et environnementales, j’en suis venu à comprendre l’importance des enjeux citoyens. Donc, quand l’occasion s’est présentée de participer au Grand dialogue pour la transition socioécologique au Saguenay–Lac-Saint-Jean, j’ai tout de suite démontré mon intérêt pour y participer. Le projet est porté par des citoyen.ne. s engagé. e. s, c’est une initiative citoyenne de transformation sociale et d’autodétermination. Évoluant dans un contexte de sociocratie avec des cercles de travail collaboratif, j’ai expérimenté la co-construction du cadre et de la méthodologie dans laquelle s’effectuait le travail vers la rédaction d’une feuille de route pour atteindre les objectifs socioécologiques de la région. J’ai constaté qu’il semblait plus difficile, ou moins fluide d’atteindre nos objectifs de travail en utilisant l’approche descendante, peut-être parce que le cadre actuel s’inscrit dans la co-construction. C’est donc de là qu’est né mon questionnement sur les approches d’organisation du travail.

Dans quelle région résidez-vous ?

Saguenay–Lac-Saint-Jean

Jean-Benoit, ROUSSEL

jeanbenoit23@hotmail.com

Santé, qualité de vie, système de santé

Comment intégrer les meilleures pratiques mondiales pour créer un système de santé efficace au Québec ?

Comme certains pays ont réussi à se doter de systèmes de santé et services sociaux efficaces, voire efficients, comment identifier et s’inspirer des meilleures pratiques au niveau mondial afin de les adapter et les intégrer à notre système de santé et services sociaux. Il faut possiblement le transformer entièrement, le métamorphoser afin qu’il soit mieux adapté aux besoins de la population. Faut-il partir de la page blanche, le repenser et apporter les changements pour combler les lacunes et les déficiences ? Je sais que de nombreuses études, analyses, dossiers se sont penchés sur cette question, mais les actions et les résultats ne sont toujours pas au rendez-vous. La science trouve des réponses à des questions beaucoup plus complexes ; comment se fait-il que nous n’arrivions pas à trouver des solutions efficaces à nos problèmes, un mystère !

Comment avez-vous été sensibilisé ou sensibilisée à ce sujet ? Avez-vous une expérience reliée à ce sujet, que ce soit dans vos activités professionnelles ou personnelles ?

Les problèmes rencontrés au niveau du système de la santé sont nombreux et bien connus de la population québécoise notamment au niveau de la pénurie de ressources et de personnels dans les milieux de soins, les CHSLD, le temps d’attente à l’urgence, pour obtenir des rendez-vous avec un spécialiste, trouver un médecin de famille, pour une intervention chirurgicale ou un rendez-vous avec une psychologue, les problèmes au niveau de la communication entre médecins spécialistes et omni, la lenteur des communications (transmission de fax, dossiers papier), etc., et ce indépendamment de la pandémie qui a compliqué les choses..

Dans quelle région résidez-vous ?

Montréal

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Est-ce que l'amplitude de mouvement, à elle seule, peut améliorer le bien-être?

Vu mon expérience en massothérapie-Kinésithérapie, je me demande si scientifiquement, le mouvement, dans son amplitude et sa force, est démontré comme source de bien-être.

Comment avez-vous été sensibilisé ou sensibilisée à ce sujet? Avez-vous une expérience reliée à ce sujet, que ce soit dans vos activités professionnelles ou personnelles ?

Je suis masso-kinésithérapeute depuis une vingtaine d’années, plusieurs clients ayant des problématiques très complexes ont retrouvé leur bien-être par la récupération d’amplitude et de force, même si ça n’avait pas de lien nécessairement avec le mouvement.

Dans quelle région résidez-vous?

Capitale-Nationale

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Comment mieux différencier les tumeurs desmoïdes des tumeurs cancéreuses au sein ?

J’aimerais pouvoir étudier les tumeurs desmoïdes et tenter de mieux les différencier des tumeurs malignes afin de mieux déterminer la marche à suivre pour les patients qui en sont atteints et contribuer au domaine de l’oncologie.

Comment avez-vous été sensibilisé ou sensibilisée à ce sujet ? Avez-vous une expérience reliée à ce sujet, que ce soit dans vos activités professionnelles ou personnelles ?

En 2019, j’ai eu une ablation du sein droit, due à la présence d’une tumeur d’environ cinq centimètres de diamètre. Les médecins et oncologistes n’arrivaient pas à déterminer s’il s’agissait d’une tumeur cancéreuse ou non, même avec une biopsie. Si on avait su que la tumeur était bénigne, peut-être aurait-on pu éviter l’ablation. J’aimerais pouvoir étudier les tumeurs desmoïdes et tenter de mieux les différencier des tumeurs malignes.

Dans quelle région résidez-vous ?

Montréal

Montérégie

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Quels sont les impacts du glutamate monosodique sur la santé ?

Le glutamate est utilisé depuis un certain temps dans l’alimentation humaine. Notamment avec l’arrivée des aliments transformés et ultras transformés. On le voit parfois dans la liste exhaustive d’ingrédients des contenus en épicerie, mais, utilisés en restauration, difficile parfois d’y échapper ou de savoir sa présence. On dit que c’est un rehausseur de goût, mais rehausser le goût viendrait donc à dire que la nourriture n’a pas de goût et que le glutamate viendrait jouer sur les neurones ? Comment le glutamate monosodique vient-il contribuer à rehausser le goût des aliments et quels sont les dangers d’une utilisation à court, moyen et long terme ? Quels sont les impacts sur le cerveau, à savoir la cognition et la concentration après une consommation de plat qui en contient ? Pourrait-il être vecteur de maladies ? Et si tel est le cas, pourquoi continue-t-il à être utilisé dans les produits alimentaires ?

Comment avez-vous été sensibilisé ou sensibilisée à ce sujet ? Avez-vous une expérience reliée à ce sujet, que ce soit dans vos activités professionnelles ou personnelles ?

Je m’intéresse aux additifs alimentaires depuis un moment et j’ai éliminé les aliments transformés de ma vie pour ne consommer que des produits à l’état brut que je prépare moi-même, la plupart crus. J’ai observé une constance chez les personnes qui consommaient beaucoup de produits transformés, sans non plus se soucier de ce qu’ils consomment, éprouver des problèmes d’attitude ou de concentration. Ce n’est pas normal que, dans une classe d’école, 4 personnes sur 15 soient diagnostiquées TDAH à notre ère. Il y a certainement plusieurs facteurs, peut-être d’autres additifs, peut-être d’autres éléments. Mais j’ai constaté que plus la bouffe était malsaine, plus il y a des risques qu’elle contienne du glutamate.

Dans quelle région résidez-vous ?

Montréal

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Quelles sont les avancées au sujet du syndrome des jambes sans repos et pourquoi au Québec on ne dit pas la maladie de Willis-Ekbom ?

Idéalement la liste des médicaments qui induisent ou aggravent le syndrome.

Comment avez-vous été sensibilisé ou sensibilisée à ce sujet ? Avez-vous une expérience reliée à ce sujet, que ce soit dans vos activités professionnelles ou personnelles ?

J’ai le syndrome.

Dans quelle région résidez-vous ?

Mauricie

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steph2801@outlook.com

Comment accompagner les personnes vivant avec les séquelles d’un traumatisme craniocérébral vers un vieillissement actif et en santé ?

D’un côté, on sait que le vieillissement des personnes « en santé » s’accompagne d’une dégradation des capacités physiques et cognitives et que plusieurs programmes existent pour soutenir le vieillissement actif et en santé de ces personnes. D’un autre côté, on sait que les personnes ayant subi un traumatisme craniocérébral sont aux prises avec des séquelles permanentes et qu’elles ont moins d’opportunités pour participer socialement. Il semble donc logique de supposer que ces personnes vont avoir l’impression de vieillir plus rapidement et qu’elles ont besoin d’un accompagnement pour soutenir un vieillissement en santé. Or, comment doit-on alors accompagner les personnes vivant avec les séquelles d’un traumatisme craniocérébral vers un vieillissement actif et santé ?

Comment avez-vous été sensibilisé ou sensibilisée à ce sujet ? Avez-vous une expérience reliée à ce sujet, que ce soit dans vos activités professionnelles ou personnelles ?

J’ai été recrutée récemment à la tête du programme d’aide aux proches aidants d’une association qui vient en aide aux personnes vivant avec les séquelles d’un traumatisme craniocérébral et à leurs proches. Je me suis rapidement retrouvée face à des questions et des inquiétudes provenant des proches pour lesquelles je n’avais pas de réponse. En questionnant mes collègues et en effectuant quelques recherches sur le web, j’ai vite compris que le processus du vieillissement spécifique aux personnes vivant avec les séquelles d’un traumatisme craniocérébral n’est que très peu étudié. L’information principale que j’ai pu trouver, c’est que cette population vieillit de façon précoce. Cependant, je n’ai trouvé ni stratégies d’interventions ni outils à donner aux proches. Pourtant, subir un traumatisme craniocérébral change la vie et ça ne se guérit pas. Nos membres sont inévitablement tous appelés à vieillir et nous n’avons aucun programme pour les accompagner dans ce processus.

Dans quelle région résidez-vous ?

Capitale-Nationale

Geneviève, CARON

g.caron@tcc2rives.qc.ca

Avez-vous noté une hausse de patients ayant des troubles oculaires survenus après la vaccination contre le Covid-19 ?

Troubles oculaires suite à la vaccination COVID-19

Comment avez-vous été sensibilisé ou sensibilisée à ce sujet ? Avez-vous une expérience reliée à ce sujet, que ce soit dans vos activités professionnelles ou personnelles ?

Vaccinée à la fin Mars (Pfizer), opéré chez Lasik MD fin Avril et les complications s’enchaînent (dédoublement, vision floue, perte de vision en milieu ombragé, paupières enflées [rouge ou violacées], céphalées, cristallin à 1,5 œil gauche 2 mois post-op, alors que je ne faisais pas de presbytie avant la chirurgie et j’ai seulement 35 ans, etc.)

Dans quelle région résidez-vous ?

Capitale-Nationale

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Quelles sont les chirurgies d’affirmation de genre priorisées par les personnes ayant vécu, vivant ou se questionnant sur leur transition ?

L’évolution de la transformation physique pendant les traitements hormonaux diffère d’une personne à l’autre et de ce fait, leurs besoins et leurs désirs de chirurgies d’affirmation de genre varient aussi. Aucune étude, à ma connaissance, ne s’est arrêtée à évaluer ces besoins afin d’en donner une image réaliste, et ce, avec un bon échantillonnage. Il est primordial de connaitre les réels besoins des personnes de la communauté transgenre. Les recherches sur les personnes transgenres doivent les impliquer directement. Je me pose la question sur l’importance que les personnes transgenres accordent aux traitements médicaux et aux interventions chirurgicales et des priorités qu’elles se donnent en regard de ces interventions de réassignation de genre. Des études démontrent que les traitements hormonaux et les chirurgies de réassignation de genre sont efficaces pour diminuer la dysphorie chez les personnes transgenres réduisant les risques de dépression, d’idéations et de passage à l’acte suicidaires. Pour les personnes transgenres, une transition médicale a pour but d’aligner son apparence avec son identité de genre. Mais, s’aligner ne requiert pas seulement une intervention sur le sexe anatomique. Dans mon cas, l’épilation du visage était de la plus grande importance, parce que la première chose que les gens regardent d’une personne c’est le visage et, quand ce visage laisse apparaitre une barbe de quelques heures sous le maquillage, les regards commencent à être interrogatifs. Est-ce une femme ou un homme ? Voilà ce que je ressentais et qui me provoquait une dysphorie plus grande que pouvait en provoquer mon entrejambe. Pour moi, c’est ainsi et ça diffère d’une personne à l’autre. Se faire genrer correctement augmente notre bien-être et notre confiance en diminuant considérablement la dysphorie et le mal-être. Certaines interventions chirurgicales telles que l’intervention chirurgicale de la voix, la réduction de la pomme d’Adam ou la féminisation faciale et du corps pour les personnes transféminines, ou les interventions chirurgicales masculinisantes, sont tout aussi importantes que la vaginoplastie ou la phalloplastie aux yeux des intéressé•es. Ces transformations leur permettent d’être reconnu•es par la société dans le genre social qui correspond à leur identité (passing). Avoir un « passing » acceptable et être soi sauve bien souvent la vie des personnes qui se lancent dans une transition, les protège contre le harcèlement, les agressions et les crimes de haine. D’où l’importance de connaitre les besoins réels des personnes transgenres au Québec en termes d’interventions chirurgicales pour affirmer leur identité de genre.

Comment avez-vous été sensibilisé ou sensibilisée à ce sujet ? Avez-vous une expérience reliée à ce sujet, que ce soit dans vos activités professionnelles ou personnelles ?

Étant moi-même une femme ayant vécu un parcours trans et ayant lu plusieurs articles et visionné beaucoup de conférences sur la transition médicale, aucune étude ne m’a semblé se pencher sur les besoins prioritaires et les réels désirs d’interventions chirurgicales des personnes vivant une transition. Côtoyant plusieurs personnes et groupes de la communauté trans de partout au Québec, je me rends bien compte que les besoins diffèrent d’une personne à l’autre, et ce, pour diverses raisons très personnelles. Selon les études et les conférences de spécialistes de la question, les chirurgies de réassignation de genre règleraient pratiquement tous les problèmes de dysphorie, de mal-être, etc. Ces interventions chirurgicales, à court terme, diminuent considérablement les pensées suicidaires, mais ces interventions chirurgicales sont-elles prioritaires et suffisantes pour régler ces problèmes que vit la population trans, à moyen ou long terme ?

Dans quelle région résidez-vous ?

Saguenay–Lac-Saint-Jean

Claude, AMIOT

claudeamiot@outlook.com

Quelles sont les alternatives à la chimiothérapie pour prévenir l’aide médicale à mourir ?

Plusieurs alternatives à la chimiothérapie sont nommées sans pour autant être un remplacement de ce traitement, ou sinon, les traitements alternatifs (antibiotique et Vitamine C, entre autres) agissent sur un nombre restreint de types de cancer. En considérant que beaucoup de personnes refusent le traitement de la chimiothérapie pour ne pas avoir à affronter les effets secondaires et par conséquent, choisissent plutôt la mort, dans quel secteur de recherche est-ce que le Québec devrait investir des ressources afin de mettre sur pied une véritable alternative à la chimiothérapie ? Dans quelle proportion est-ce que les gens choisissent de mourir (aide médicale à mourir) plutôt que de prendre l’alternative de la chimiothérapie ?

Comment avez-vous été sensibilisé ou sensibilisée à ce sujet ? Avez-vous une expérience reliée à ce sujet, que ce soit dans vos activités professionnelles ou personnelles ?

Ma propre mère, ainsi qu’autres parents, amis et connaissances, a été atteinte par le cancer et a refusé le traitement de la chimiothérapie. Ils ont préféré, pour quelques-uns d’entre eux, l’aide médicale à mourir. En 2021, où en sommes-nous dans les recherches concernant les alternatives à la chimiothérapie ? Plusieurs traitements complémentaires existent, mais c’est loin d’être suffisant aux effets secondaires de la chimiothérapie.

Dans quelle région résidez-vous ?

Mauricie

Josianne, GRAVEL

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Quels sont les effets de l’hypnose sur la douleur chronique ?

Suite à un accident, je souffre de douleurs chroniques depuis trois ans déjà. J’ai été hospitalisée et l’on m’a administré de la morphine afin de diminuer la douleur. Par la suite, les physiatres croyaient qu’en recevant des injections (épidurales caudales et foraminales), la douleur disparaîtrait avec le temps. La médication offre un très bon soulagement. Par contre, elle cause des effets secondaires parfois indésirables. Les doses recommandées médicalement sont fortes et puissantes et je me demande si, à long terme, cela ne me causera pas d’autres problématiques que celles vécues en ce moment. Je me suis tournée vers la pratique de la méditation et la pleine conscience, ce qui m’apporte un soulagement dans l’immédiat et me permet de me concentrer sur autre chose que ma douleur. Je fais une petite partie de ma routine de yoga Qigong afin d’apprendre à mieux respirer, à me concentrer et me porter mon attention ailleurs que sur les parties douloureuses de mon corps. Dans ma recherche de solutions afin de diminuer ma douleur, j’ai commencé la pratique de l’hypnose. Je me demande quels peuvent être les effets à long terme de cette pratique sur la gestion ou le contrôle de la douleur. Quelles sont les régions du cerveau qui sont sollicitées par cette pratique ? Est-ce que cette pratique peut apporter des modifications durables et permanentes dans le centre du contrôle de la douleur au niveau cérébral ? Est-ce que cela peut modifier le paradigme de la douleur avec la visualisation ou la suggestion de moments agréables ? Jusqu’à quel point cette pratique peut-elle faire en sorte de retrouver un semblant de vie normale et diminuer la consommation de médicaments ou de cannabis médical ?

Comment avez-vous été sensibilisé ou sensibilisée à ce sujet ? Avez-vous une expérience reliée à ce sujet, que ce soit dans vos activités professionnelles ou personnelles ?

De par mes visites à la clinique de la gestion de la douleur de HMR, je consulte en psychologie. Le psychologue m’a proposé la pratique de l’hypnose afin d’apprendre à contrôler ma respiration, à fixer mon attention sur un moment agréable et positif de ma vie, à me couper du monde extérieur afin d’atteindre un état de lâcher-prise. Pour moi, c’est une gymnastique mentale à apprivoiser. Je suis curieuse de savoir comment ces suggestions et cette relaxation profonde me permettent de focaliser sur autre chose que mes perceptions corporelles douloureuses.

Dans quelle région résidez-vous ?

Lanaudière

Maryse, AUBIN

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Combien de proches aidants finissent, eux-mêmes dans le système de santé, épuisés de naviguer le système de santé mentale pour leur proche touché?

L’expérience familiale et le système de santé ça nous concerne tous. Chacun passera par là à un moment ou un autre au courant de leur vie. Considérant la largeur, l’accessibilité et la nécessité de notre système de santé dans notre société, on souhaiterait que nos besoins soient entendus et adressés. On aimerait avoir confiance dans l’institution dédiée à nous aider avec notre santé mentale et celle de nos proches. Cependant, de nombreux enjeux se manifestent lorsqu’on navigue dans notre système de santé en tant que membre de l’entourage d’un proche atteint d’un trouble de santé mentale. Pour l’entourage, il y a souvent un manque de connaissances des troubles de santé mentaux, des ressources disponibles, des réalités du milieu public, etc. Et si l’on vient ajouter à ça le droit de la personne ayant un trouble de santé mentale, les enjeux de confidentialité, le changement constant des structures et départements dans le système de santé mentale et le ‘turnover’ des employés qui, eux aussi, finissent par nécessiter des congés maladie dus à leur environnement de travail, comment sommes-nous censés avoir confiance en notre système de santé mentale et y confier notre proche? Un système dédié à traiter les troubles de santé mentaux et qui sert à promouvoir et développer une meilleure hygiène de vie pour ceux qui l’utilisent, mais souvent nous donne l’impression qu’on va dans le sens inverse.

Comment avez-vous été sensibilisé ou sensibilisée à ce sujet? Avez-vous une expérience reliée à ce sujet, que ce soit dans vos activités professionnelles ou personnelles ?

Je travaille dans le domaine de la santé mentale depuis une décennie, donc j’ai eu l’opportunité de travailler directement avec les personnes qui ont des troubles de santé mentale dans des organismes communautaires et dans le privé en tant que bénévole, stagiaire et employée. Maintenant, je développe un projet dans le secteur public, mais d’une position communautaire, pour offrir du support aux membres de l’entourage qui supportent leur proche ayant un trouble de santé mentale. Non seulement ai-je de l’expérience professionnelle, mais je l’ai aussi vécu en étant moi-même une proche aidante avec plusieurs membres de mon entourage ayant un trouble de santé mentale. L’expérience objective et subjective n’est pas la même. Mon emploi et mon bagage m’ont submergé dans le monde de la santé qui est si précieuse, mais si complexe et qui me fait voir et réaliser que l’expérience familiale n’a pas l’attention qu’elle mérite et pourrait bénéficier d’être étudiée et mieux comprise étant donné que la santé mentale nous affecte tous et notre santé se doit d’être une priorité et le système qui y tient aussi.

Dans quelle région résidez-vous?

Montréal

Natalie, BOILEAU

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Quels sont les meilleurs moyens de préparer les proches aidants à accomplir leur rôle sans y laisser leur santé ?

Il est difficile de dire quand débute « officiellement » le rôle de proche aidant. J’ai remarqué que la majorité de ceux-ci s’investissent au début sans trop se questionner. Ils se sentent utiles de donner de l’aide concrète de temps en temps et d’être présents pour une personne près d’eux qui est à domicile. Avec l’évolution de la maladie ou la perte d’autonomie, les proches aidants font une certaine prise de conscience. Plusieurs d’entre eux vivent alors du stress et de la frustration. Trop souvent, ils se sentent découragés à un point tel que la seule issue possible est l’hébergement ou le décès de la personne aidée. La personne aidée peut quant à elle vivre de la culpabilité de voir le proche aidant avoir de la difficulté à concilier toutes ses tâches ou, à l’inverse, avoir des attentes irréalistes par rapport aux disponibilités ou aux intentions d’engagement de l’aidant. Ce qui m’apparaît être un point commun parmi les personnes que j’ai accompagnées au fil du temps, c’est que la dyade aidant et aidé n’avait jamais ou très peu été communiqué à l’autre tel leurs souhaits, leurs préférences sur les soins et les services et qui devraient les donner. On peut alors penser que des sujets plus délicats, comme l’intimité, la sécurité, les forces et les limites de l’aidant de même que la durée de l’aide ou ce qui n’est pas acceptable de part et d’autre (ex: une fille aidante qui donne le bain à son père) sont très peu discutés alors qu’ils vont se produire un jour ou l’autre. Il me semble qu’une communication franche et ouverte permettrait de prévenir des situations d’épuisement, des conflits interpersonnels et familiaux, une expérience négative ou la prise de décisions hâtives lorsqu’il est trop tard. Notamment, lorsque l’aidant est épuisé ou doit être hospitalisé. Dialoguer parait simple. Toutefois, je me rends compte que les personnes ne savent pas comment s’y prendre pour engager cette délicate conversation. Étant accompagnatrice-répit auprès de proches aidants, je constate que nous manquons d’outils pour les guider dans cette conversation et pour mieux les préparer à vivre cette expérience. Nous sommes souvent pris entre l’aidant et l’aidé, dans les non-dits, dans leur détresse, leurs conflits et ce qui les rend mal à l’aise. Nous ne souhaitons pas prendre parti, mais plutôt les accompagner et leur apporter notre soutien dans les limites de notre mandat. Notre société est prévoyante. Enfin, elle tente de l’être. Il existe encore de nos jours des rencontres de préparation au mariage, des cours prénataux, des ateliers pour les parents afin d’accompagner leurs enfants durant les différents stades de leur vie, des services d’accompagnement pour se préparer à la retraite, etc. Mais qu’en est-il de la préparation des individus et de la planification du rôle de proche aidant sachant qu’en 2021 la population du Québec est de plus en plus âgée ? Actuellement, une personne sur cinq a 65 ans ou plus, alors qu’une sur quatre accomplit le rôle de proche aidant. Et si devenir proche aidant (presque inévitable) pouvait être planifiée ? Et si on pouvait vivre cette expérience de façon positive et, du même coup, renforcer, voire même créer, le lien entre personnes aidantes et aidées.

Comment avez-vous été sensibilisé ou sensibilisée à ce sujet ? Avez-vous une expérience reliée à ce sujet, que ce soit dans vos activités professionnelles ou personnelles ?

En rédigeant cette lettre, j’ai réalisé que dès l’âge de 14 ans j’ai vécu ma première expérience comme proche aidante. À cette époque, je n’étais pas consciente de l’implication que ce rôle demande ni de l’impact qu’il aurait sur moi. Puis des années après, j’ai aidé ma mère atteinte d’un cancer. À l’époque j’occupais un poste de grandes responsabilités, ma fille vivait difficilement l’adolescence et ma sœur était incapable de s’impliquer auprès de ma mère. J’ignorais totalement que j’allais y laisser ma santé et que ma relation familiale en souffrirait. Aujourd’hui, ma mère ayant déménagé près de moi, je me retrouve à nouveau proche aidante, mais avec une certaine fragilité. Professionnellement, étant accompagnatrice-répit à La Maison soutien aux aidants, je constate quotidiennement l’essoufflement et le désarroi des proches aidants. Lorsqu’ils font appel à nos services la plupart du temps il est trop tard. L’aidant est déjà épuisé et sa relation avec son ou ses proches est souvent très affectée. J’aimerais participer à un projet permettant aux proches aidants de mieux se préparer à vivre ce rôle. Ainsi les personnes aidantes et aidées pourraient se préparer à mieux vivre cette expérience en communiquant plus tôt dans le processus leurs préférences, valeurs et limites dans leur vie quotidienne.

Finalement, certaines statistiques appuient largement ma question. Selon la RANQ et le ROMAN 61 % des proches aidants disent ne pas avoir eu le choix d’assumer les responsabilités d’aidant. Un aidant sur six a déjà songé au suicide et un cinquième d’entre eux risque de passer à l’acte.

Dans quelle région résidez-vous ?

Estrie

Montérégie

Sylvie, HAMON

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Comment soutenir les administrateurs de groupes de soutien en ligne pour les personnes vivant avec une maladie rare ?

Vivre avec une maladie rare ou orpheline (MRO) implique des difficultés physiques, psychologiques, sociales et financières. Nous, les patients, nous rencontrons plusieurs obstacles dans l’obtention d’un diagnostic et d’un traitement. Le manque de soutien et le peu de personnes avec qui partager ces expériences engendre de l’isolement. Afin de briser cet isolement et chercher du soutien, plusieurs patients et familles s’organisent entre eux en démarrant des groupes de soutien et des organismes à but non lucratif. Avec l’arrivée des réseaux sociaux, plusieurs de ces groupes se sont poursuivis en ligne notamment sur Facebook. Des groupes Facebook existent pour pratiquement chacune des maladies rares. Les requêtes des patients sur ces groupes sont parfois exigeantes sur le plan psychologique alors que les administrateurs des groupes ne sont pas nécessairement formés en relation d’aide pour y répondre. De plus, le format virtuel des échanges est propice aux incompréhensions, parfois source de conflit. Je suis administratrice d’un groupe et je me pose beaucoup de questions face à mon rôle en plus des défis liés à ma propre gestion de ma maladie. Quelle est notre responsabilité, quelles sont les meilleures façons d’animer ces groupes sans nous épuiser, comment répondre aux besoins des membres, comment faire face à la détresse des membres, comment gérer les personnes difficiles, comment décider qui accepter comme membres ou pas, comment gérer les échanges avec les membres, quels codes de conduite se donner, comment gérer les conflits entre des membres du groupe ? Ces questionnements sont partagés par d’autres administrateurs Facebook que je connais via ma participation au groupe Facebook Connect MRO (la suite). Nous ne trouvons pas de réponses dans les guides existants ou dans les règles d’administration de Facebook. Nos vécus et problèmes sont trop peu compris et étudiés. Nous avons donc besoin de chercheurs pour nous accompagner dans la construction d’un guide pour les administrateurs bénévoles/patients de groupes de soutien.

Comment avez-vous été sensibilisé ou sensibilisée à ce sujet ? Avez-vous une expérience reliée à ce sujet, que ce soit dans vos activités professionnelles ou personnelles ?

Je n’avais pas de support alors j’ai créé mon groupe de soutien, d’abord en face à face puis sur Facebook. Je suis maintenant l’administratrice d’un groupe Facebook de patients vivant avec le Lupus de 628 membres et tout le monde a une histoire personnelle compliquée. Avec l’expansion du groupe, nous avons maintenant deux modératrices bénévoles, mais nous n’avons pas de ressources pour nous former et nous accompagner dans la coordination en équipe. Vivre avec une MRO se fait au jour le jour, on ne sait jamais dans quel état de santé nous serons demain. Je me pose des questions sur la relève si je dois m’absenter ou cesser d’administrer le groupe. Je comprends ce que les gens ressentent. Je peux leur donner du soutien, mais j’en ai besoin aussi. Je ne peux pas trop en demander aux membres. Administrer ce groupe gruge mon énergie et j’en ai besoin pour moi-même. Je dois faire des choix dans les choses que j’accomplis dans ma journée. Je ne peux pas tout faire et je peux améliorer les choses que je mets en place comme administratrice pour m’aider à mieux remplir mon rôle sans m’enlever d’énergie. Je veux prendre les meilleures décisions pour le groupe et pour moi-même.

Dans quelle région résidez-vous ?

Saguenay–Lac-Saint-Jean

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Naviguer le système de soins de santé mentale : Les pairs aidants famille à la rescousse des proches aidants ?
Comment obtenir des services en santé mentale?

Les dédales du système de santé, en santé mentale : comment s’y retrouver pour les proches qui veulent aider une personne qui a besoin de soins ?

Comment avez-vous été sensibilisé ou sensibilisée à ce sujet ? Avez-vous une expérience reliée à ce sujet, que ce soit dans vos activités professionnelles ou personnelles ?

Ma fille a vécu un épisode psychotique. Il a été très difficile d’avoir accès aux soins. Il est très bien documenté qu’une psychose non traitée fait davantage de dommage au cerveau qu’une psychose traitée dès le début. Ces jeunes adultes ont droit à une meilleure perspective en ayant accès à des soins appropriés. Les familles et les proches peuvent y participer en ayant de meilleures connaissances des services offerts.

Dans quelle région résidez-vous ?

Montérégie

Céline, MYRE

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Qu’avons-nous appris de la pandémie de COVID-19 pour assurer le bien-être des populations les plus à risque en préparation à d’autres crises sanitaires ?

Je suis consciente que face à la COVID-19, nous ne sommes pas tous égaux. C’est-à-dire que la COVID-19 nous impacte tous de façon différente. Je suis alors intéressée aux inégalités de santé lors de la pandémie COVID-19 : est-ce qu’il y a des liens entre l’état de santé physique d’un individu, sa santé mentale, un diagnostic positif de la COVID-19, et des complications liées à la maladie COVID-19 ? Aussi, je m’intéresse à savoir si les problématiques de santé physique nuisent au rétablissement en santé mentale (ou vice versa, si les problématiques de santé mentale nuisent au rétablissement en santé physique) pour ceux qui ont contracté la COVID-19. Ces types de questions permettront d’identifier qui a été le plus à risque durant la pandémie de la COVID-19, de façon à mieux se préparer comme société en cas d’autres crises sanitaires éventuelles. J’aimerais aussi mieux comprendre ce qui est arrivé à l’offre de services en santé physique et mentale pour ces populations les plus à risque durant la pandémie : quels services étaient encore disponibles, quels types d’adaptations ont été nécessaires, comment ces adaptations ont-elles été reçues des patients ? C’est pour cela que je propose une question sur ce que nous avons appris de la pandémie de COVID-19, spécifiquement en lien avec son impact sur les populations à risque (celles présentant des problèmes de santé physique et mentale, et comment ces derniers ont influencé le fait de contracter la COVID-19 et le rétablissement) ainsi que l’offre de services à ces populations à risque. Ces informations sont essentielles à mieux préparer notre société, incluant notre système de santé, afin de protéger les populations les plus vulnérables face à d’éventuelles autres pandémies et/ou situations de crise.

Comment avez-vous été sensibilisé ou sensibilisée à ce sujet ? Avez-vous une expérience reliée à ce sujet, que ce soit dans vos activités professionnelles ou personnelles ?

Je fais des études à temps partiel (criminologie et psychologie) où j’apprends que nos expériences sociales façonnent nos perceptions/les structures sociétales. Je n’aurais jamais pensé que les stéréotypes étaient si profondément ancrés dans notre société, un facteur qui a influencé mes intérêts à explorer comment ces « étiquettes » que nous attribuons aux personnes ayant des conditions de santé physique et santé mentale peuvent influencer leur qualité de vie, le rétablissement de la santé, et les conditions sociales. Je participe à un programme basé sur les douze étapes, et cette expérience lors de la pandémie m’a montré comment les services de soutien aux personnes ont transitionné vers des services en ligne, ce qui a un impact sur la motivation des participants. Je suis impliquée à travers le programme dans un comité correctionnel, où j’ai vu des services psychosociaux limités offerts dans les centres de détention et la difficulté de leurs adaptations en modalités en ligne. Ma question de recherche/les résultats vont m’être utiles, car je travaille et prévois continuer à collaborer avec des organismes communautaires qui desservent des populations à risque. Le projet me permettra de travailler avec des chercheurs afin de me familiariser avec la recherche en partenariat, ainsi que de développer des collaborations futures.

Dans quelle région résidez-vous ?

Montréal

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Est-ce que des pairs-aidants policiers en complémentarité avec les programmes d’aide déjà offerts pourraient améliorer la santé mentale des policiers ?

Le pair-aidance a fait ses preuves. J’aimerais comprendre pourquoi, dans les organisations policières, on tarde à instaurer des policiers pairs-aidants, avec toute la violence et les scènes horribles que l’on voit au quotidien, les chocs post-traumatiques, le stress, etc. Pourquoi ne pas utiliser les policiers pour en aider d’autres ? Pourquoi ce mode de rétablissement fonctionne pour plein de fraternités, que plusieurs centres hospitaliers ont des pairs-aidants et que dans la police, depuis plus de 10 ans nous sommes plusieurs policiers à vouloir avoir des pairs-aidants, mais que ça ne débouche pas ? Manque-t-il d’étude à ce sujet ?

Comment avez-vous été sensibilisé ou sensibilisée à ce sujet ? Avez-vous une expérience reliée à ce sujet, que ce soit dans vos activités professionnelles ou personnelles ?

Je suis membre de plusieurs communautés de pairs-aidants dont la communauté de pratique nationale des pairs aidants du Québec et l’une des membres nous a fait part de ce projet. J’ai à cœur la santé des gens et je pense que les programmes d’aides aux employés devraient être améliorés.

Dans quelle région résidez-vous ?

Montérégie

Geneviève, LESSARD

camallie778@gmail.com

Urbanisme

Le partage sécuritaire de la voie publique piétonnisée entre piétons et cyclistes est-il réalisable ?

Aménagements physiques (et signalisation) pour permettre un usage sécuritaire et partagé d’une voie publique piétonnisée entre piétons et cyclistes.

Comment avez-vous été sensibilisé ou sensibilisée à ce sujet ? Avez-vous une expérience reliée à ce sujet, que ce soit dans vos activités professionnelles ou personnelles ?

En tant qu’usager à titre de piéton/cycliste sur une voie publique piétonnisée et lors de rencontres de discussions publiques à ce sujet.

Dans quelle région résidez-vous ?

Montréal

Martin, SÉGUIN

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Quelle est la définition d’une «zone lenteur»?

Dans le projet-pilote de Zone lenteur mis en place par l’arrondissement du Plateau dans le cadre de la piétonisation de l’Avenue du Mont-Royal, les véhicules à deux roues ou à roulettes sans moteur (vélos, trottinettes, skate ou roller) sont autorisés à rouler, mais au rythme des piétons qui ont la priorité. J’aimerais savoir ce que signifie «rouler lentement au rythme des piétons». Malheureusement, en aucun cas, les cyclistes et autres usagers à deux roues ne peuvent savoir la vitesse à laquelle ils sont autorisés à rouler sur l’Avenue piétonne du Mont-Royal.

Comment avez-vous été sensibilisé ou sensibilisée à ce sujet ? Avez-vous une expérience reliée à ce sujet, que ce soit dans vos activités professionnelles ou personnelles ?

J’ai participé à la séance publique d’informations au printemps sur le projet de piétonnisation de l’avenue du Mont-Royal et j’ai à cœur la sécurité de l’ensemble des usagers de la route, en particulier les piétons et les personnes à mobilité réduite.

Dans quelle région résidez-vous ?

Montréal

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Comment mesurer facilement les impacts de la réutilisation des bâtiments existants ?

Comment réussir à mesurer les impacts environnementaux de la réutilisation des bâtiments existants facilement, avec des indicateurs faciles à déterminer et en lien avec les subventions associées à l’économie circulaire et la réduction des gaz à effet de serre ?

Comment avez-vous été sensibilisé ou sensibilisée à ce sujet ? Avez-vous une expérience reliée à ce sujet, que ce soit dans vos activités professionnelles ou personnelles ?

J’ai été sensibilisé à cet élément dans le cadre de mon travail, car notre mission première est le réemploi et la revitalisation des bâtiments existants et bien qu’il s’agisse précisément d’économie circulaire et de développement durable, il est très difficile d’en extraire rapidement les données afin de subventionner ce type d’intervention en alignement complet avec les objectifs de réduction des gaz à effet de serre et des impacts climatiques que les municipalités et gouvernements provinciaux et fédéraux souhaitent diminuer.

Dans quelle région résidez-vous ?

Montréal

Marie-Josée VAILLANCOURT

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Quels ont été les impacts du développement du quartier chinois de Montréal dans la ville et la société québécoise ?

D’un côté, il importe de tracer avec clarté les contours de l’histoire du quartier chinois, de son passé à son présent ainsi qu’à son possible futur. On sait que le quartier chinois de Montréal fut fondé vers la fin du dix-neuvième siècle et constitue à ce jour l’un des plus importants en Amérique du Nord. Il est également connu que, au départ, la majorité des immigrants chinois provenaient du Canton : aussi, la cessation de Hong Kong à la Chine créa une seconde vague d’immigrants chinois, alors qu’une autre vague d’immigrants vietnamiens, causée par les ravages de la Guerre du Vietnam, qui trouvèrent dans le quartier chinois un lieu propice pour s’établir au Québec, changeant de cette façon la nature du lieu. Avec le temps, l’intégration de la communauté chinoise dans le tissu social québécois rendit la nécessité de vivre dans ce quartier moins importante, affaiblissant ainsi le lien communautaire qui unissait le quartier. Cette situation, combinée à la spéculation immobilière, pose en retour la question du devenir de ce lieu emblématique. Ce qui m’intéresse est de comprendre quelles furent les raisons qui incitèrent la communauté chinoise à s’installer dans ce coin précis de la ville, et quels furent les obstacles que l’on suppose qu’elle rencontra. Comment l’identité du quartier a-t-elle changé en fonction de l’évolution de la communauté ainsi que des évènements historiques locaux comme mondiaux ? Et comment la communauté chinoise se mobilise-t-elle pour préserver ce lieu historique ? D’un autre côté, il s’agira d’examiner de quelles façons la création du quartier permit la diffusion de la culture chinoise ainsi que l’émergence d’un sens d’identité locale. Tandis que des institutions comme l’Hôpital chinois ainsi que les associations de famille sont importantes dans la création d’un réseau au service de la communauté, d’autres comme l’École chinoise de Montréal ou encore les nombreux restaurants qui ont pris place dans ce quartier sont, entre autres, des agents de promotion de la langue et de la culture culinaire chinoise. Plus encore, avec ses sites et éléments architecturaux distinctifs, le quartier chinois se démarque visuellement à Montréal. En ce sens, de quelles façons le développement de ce quartier, différent en termes visuels ou par rapport aux institutions qui s’y trouvent, fut-il perçu ? Plus encore, comment certains des éléments mentionnés ci-dessus ont-ils été reçus et discutés à l’échelle municipale et provinciale ? Via les deux volets que comporte la question de recherche, il devient évident qu’elle souhaite également poursuivre un dialogue plus large sur l’interculturalité ainsi que les notions d’identités — plurielles — québécoises.

Comment avez-vous été sensibilisé ou sensibilisée à ce sujet ? Avez-vous une expérience reliée à ce sujet, que ce soit dans vos activités professionnelles ou personnelles ?

Plus jeunes, ma famille et moi partions souvent des Laurentides pour aller à Montréal, entre autres pour aller essayer des restaurants, trouver des saveurs moins présentes dans notre région — je pense aux cuisines sichuanaise et cantonaise du quartier chinois, notamment. J’ai découvert avec enthousiasme ce lieu, son sens de l’accueil et du partage, de la découverte et de la convivialité. C’est donc avec désarroi que j’ai pris conscience du déclin du nombre de visiteurs du quartier chinois, certes, mais également, et en parallèle, de la hausse marquée du racisme et des crimes anti-asiatiques lors de la pandémie de la COVID-19. Ces tendances se doublent d’ailleurs d’une forte pression exercée par certains développeurs immobiliers qui se traduit en un possible changement du visage du quartier, la menace de l’effacement de son passé. C’est dans un tel contexte que j’ai développé ma question de recherche, qui tente donc de remettre de l’avant l’importance de ce quartier, ainsi que les apports et la participation de la communauté chinoise au sein de la vie culturelle et sociale de Montréal et du Québec, qu’il sous-tend.

Dans quelle région résidez-vous ?

Montréal

Laurentides

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Contact et informations

Besoin d’aide, de conseils ? Contactez Laurence Pitre-Vézina, elle vous accompagnera dans votre démarche et vous donnera plus d’informations sur le programme.

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819-371-8172